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Disparition

La famille de Karine Major demande la clémence du DPCP

TVA Nouvelles

La famille de Karine Major, qui a fait l’objet d’intensives recherches à la suite de sa disparition à Rimouski, demande au DPCP de ne pas porter d’accusation contre celle qui aurait vécu un événement dans sa «vie sociale».

Portée disparue le 9 mai, la chimiste de 26 ans a été arrêtée par la GRC en Saskatchewan, cette semaine. Parce qu’elle aurait menti à des enquêteurs une fois retrouvée en Saskatchewan, elle pourrait répondre à une accusation au criminel pour méfait public.

Samedi, sa sœur, Annie Major, a imploré le Directeur des poursuites criminelles et pénales de ne pas porter d’accusation. «Nous demandons au DPCP de ne pas déposer d’accusation contre Karine, étant donné son état», a-t-elle dit.

«Ce que le monde ignore, c'est qu'il y a seulement une grande détresse qui pouvait pousser Karine à quitter et à laisser sa vie et ses proches en arrière. C’est avec cette même détresse qu’elle a traversé quatre provinces», a mentionné Alexandre Livernoche, le conjoint de Karine.

Elle a laissé son auto au Manitoba, pour une raison qu’on ignore pour le moment. Elle a ensuite marché jusqu’en Saskatchewan et fait de l’auto-stop. Des automobilistes qui l’auraient embarquée l’ont détroussée, a raconté M. Livernoche; elle va finalement réussir à s’enfuir, à marcher jusqu’à un village et à contacter ses proches.

«Maintenant qu’elle nous est revenue, nous allons lui donner l’aide dont elle a besoin. Avec le temps, elle guérira, mais cela nécessitera d’abord et avant tout un retour à la vie normale», mentionne M. Livernoche.

La sœur a également remercié la police et le public de leur aide. «Nous avons travaillé tous ensemble pour retrouver Karine, et nous avons réussi», a affirmé Annie Major.

Événement dans sa «vie sociale»

La famille a fait savoir que c’est un événement dans sa «vie sociale» qui a été à l’origine de la fuite de Karine Major. L’événement en question n’est pas lié à son conjoint ou sa famille, a-t-il été possible d’apprendre.

«C’est quelque chose qui est arrivé dans sa vie sociale, qui ne touche ni sa famille ni son conjoint, quelque chose de personnel, qui a fait en sorte qu’elle a vécu une détresse psychologique et elle a voulu partir», a mentionné son avocat, Jean Denis.

Ce dernier a aussi indiqué qu’elle a passé plusieurs jours sans manger et sans dormir avant d’être retrouvée en Saskatchewan.

«Elle était dans un état de détresse. Elle ne mangeait pas, elle ne dormait pas non plus, ça faisait plusieurs jours, a-t-il dit. Elle était aussi désorientée. Je ne sais pas si elle comprenait vraiment son geste au moment où une dame l’a reconnue.»

Après avoir fait l'objet d'intensives recherches de la part de la Sûreté du Québec à la suite de sa disparition à Rimouski, elle pourrait devoir répondre d’une accusation criminelle pour méfait public parce qu'elle aurait menti à des enquêteurs, une fois retrouvée en Saskatchewan.

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