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Bande de Gaza

Un père tente de ramener sa fille et son bambin au pays

Frédéric T. Muckle | Agence QMI 

GEN-

COURTOISIE

Un père réclame le soutien du gouvernement canadien pour ramener au pays sa fille et le bébé de cette dernière, qui sont coincés dans la bande de Gaza.

Bissan Eid, une étudiante de 24 ans possédant la citoyenneté canadienne, cherche à obtenir un visa de sortie de la part du gouvernement israélien depuis décembre dernier.

Après des démarches infructueuses, elle a accouché à Gaza de la petite Sarah, il y a trois semaines.

Accompagné de plusieurs acteurs de l’Université Concordia jeudi, le père de la jeune fille, Hadi Eid, a demandé aux autorités canadiennes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour aider sa fille dans ses démarches.

«Gaza, c’est une grande prison, donc on n’a pas besoin de beaucoup d’imagination pour savoir c’est quoi les conditions», a dit M. Eid lorsqu’interrogé sur comment vit présentement Bissan.

La bande de Gaza est un territoire de l’Autorité palestinienne adjacent à l’État d’Israël.

Selon M. Eid, le problème est qu’il existe un double standard lorsque vient le temps d’aider les Canadiens ayant une double citoyenneté.

«On n’est pas des citoyens canadiens au même degré», a-t-il déploré.

La jeune femme est née en Palestine, mais vit au Canada depuis 2002.

Mme Eid est arrivée sur le territoire palestinien en juin 2016 pour se marier et visiter ses grands-parents.

Elle prévoyait revenir au pays en décembre pour accoucher au Canada et continuer sa maîtrise en génie civil à Concordia, selon son père.

Malgré le fait que Mme Eid et son enfant soient avec des membres de la famille, M. Eid précise qu’elle est «stressée et déprimée» par le fait qu’elle ne sait pas quand elle pourra revenir.

Selon Vanessa Taylor du bureau du député fédéral du NPD Pierre Nantel, avec qui M. Eid travaille pour ramener sa fille, le gouvernement est au courant du cas.

Cependant, la situation est entre les mains des autorités israéliennes et le Canada ne peut que faire pression dans le cadre de ce dossier, selon Mme Taylor.

De son côté, M. Eid ne comprend pas pourquoi le gouvernement canadien n’a toujours pas ramené sa fille au pays.

«Pourquoi le Canada n’intervient-il pas pour régler ça», s’est-il interrogé avec peine.

«Je ne comprends pas», a-t-il conclu.