/regional/basstlaurent

Rimouski

Des dizaines de chercheurs réunis pour le fleuve Saint-Laurent

Agence QMI

Une soixantaine de chercheurs de l'Amérique du Nord et de l'Europe se penchent actuellement sur la santé du fleuve Saint-Laurent.

Réunis à Rimouski à l'occasion du Symposium international sur la biogéochimie des estuaires, les scientifiques se partagent les plus récentes connaissances sur les échanges chimiques entre les secteurs côtiers et l'estuaire.

L’enjeu est de comprendre comment l’apport de nouveaux nutriments peut influencer le comportement du fleuve.

Les scientifiques veulent notamment vérifier comment l’azote peut évoluer entre le milieu côtier et le fleuve. Ils s’intéressent également au comportement et à l'impact de nouveaux contaminants comme les TCE, les terres rares ou le platinium dans l'eau.

«On regarde ce qu’on appelle la dynamique. On veut savoir d’où vient l’élément et où il va dans cet immense espace qu’est l’estuaire du Saint-Laurent», a expliqué Gwenaëlle Chaillou, coordonnatrice du Symposium.

La situation est problématique par endroits. Dans le secteur de Rimouski, il manque 20 % d’oxygène dans l’eau pour que l’écosystème soit optimal. L’une des solutions à ce problème serait de réduire les apports chimiques des berges vers le fleuve.

Toutefois, avec les changements climatiques, un affluent d’eau chaude de l’océan Atlantique contenant davantage de nutriments est observé, ce qui bouleverse le taux d’oxygène.

«Les calculs démontrent que la majorité des nutriments qui viennent soutenir cette floraison alguaire est issue de la remontée des eaux près de Tadoussac. Les apports riverains comptent pour à peu près 10 %. Donc un événement comme le «cacagate» [de Montréal] aurait eu peu d’impact sur l’estuaire», a indiqué Alphonso Mucci, professeur du département des sciences de la terre de l’Université McGill.

La soixantaine de chercheurs de ce symposium demeureront dans la capitale du Bas-Saint-Laurent jusqu’à mercredi.

Dans la même catégorie