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«Côtes à côtes»

Un nouvel outil pour un Saint-Laurent en santé

TVA Nouvelles | Agence QMI

Une toute nouvelle plateforme a été mise en ligne au cours des derniers jours pour permettre aux citoyens vivant le long du Saint-Laurent dans l’est du Québec de partager leurs observations du littoral côtier.

L'outil «Côtes à côtes» cherche ainsi à répondre à diverses préoccupations en lien avec la fragilité des milieux côtiers.

Il s'agit d'un projet mis sur pied par plusieurs organismes, incluant six comités ZIP (zone d’intervention prioritaire), l'Observatoire global du Saint-Laurent et le Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent. Ensemble, ils couvrent 3000 kilomètres de côtes québécoises.

Côtes à côtes fa suite à une tournée de sensibilisation qui avait été réalisée entre 2009 et 2012.

Cette plateforme interactive permettra aux citoyens de partager leurs photos ou leurs observations. Par exemple, une personne qui observerait, d'une année à l'autre, la perte ou le gain de plages ou l'apparition d'une plante envahissante pourra partager ses observations. Ces données permettront d’assurer un meilleur suivi des différentes problématiques.

Le Comité ZIP du Sud-de-l'Estuaire, qui a élaboré le concept, s'associe aussi à la page Facebook «Surveillance côtière Québec», mise sur pied par la doctorante Ursule Boyer-Villemaire, qui recense les cas d'érosion côtière.

«Dans le cadre des deux ans du projet, on va faire une tournée de sensibilisation avec toutes les observations qui vont avoir été partagées par les citoyens. L'idée, c'est de faire connaître les enjeux le long du Saint-Laurent. Si on peut faire connaître les enjeux au gouvernement, c'est tant mieux!», a expliqué la coordonnatrice du projet, Chantal Quintin.

Ces observations pourraient permettre de proposer des solutions pour des problématiques précises et localisées, a précisé Mme Quintin.

L'ambassadeur de ce projet est Jean-Christophe Lemay, un jeune photographe choisi pour inciter la nouvelle génération à s'intéresser à la fragilité des écosystèmes. «Je pense qu'on s'en vient de mieux en mieux, dans le sens qu'on est plus sensibles par rapport à l'écologie et à l'environnement. Notre tranche d'âge s'en vient mieux à ce niveau-là», croit M. Lemay.

«Les images que je souhaite partager et que je partage déjà viennent avec un message de sensibilisation en lien avec l'environnement et notre Saint-Laurent. C'est exactement la même chose qu'on veut reproduire avec le projet Côtes à Côtes, mais en impliquant la communauté en entier», a ajouté le photographe.

Le site internet de Côtes à côtes est déjà en ligne et sera bonifié l’automne prochain avec l'ajout d'un outil de saisie pour ceux qui souhaiteraient partager leurs histoires en plus de leurs images.

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