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Meurtres suivis d’un suicide au camping naturiste

«L’amitié a pu augmenter le sentiment de trahison»

TVA Nouvelles

Qu’est-ce qui a pu pousser un homme de 76 ans à abattre son ex-conjointe, le nouvel amoureux de celle-ci puis à retourner son arme contre lui, hier, au camping naturiste Adam & Ève de Sainte-Brigitte-des-Saults dans le Centre-du-Québec? Un psychologue avance des hypothèses.

«Dans les triangles amoureux ou les meurtres d’ex-conjoints (es), plus l’on avance en âge moins il y a de risques, ce n’est pas fréquent. Dans ce cas, le risque aurait dû être minime», formule Gilles Vachon.

D’après les informations qui ont filtré jusqu’à maintenant, Denis Carpentier aurait très mal vécu sa séparation avec sa conjointe, Suzanne Gareau 50 ans, qui se serait liée récemment avec, Rodrigue Tremblay, un ami de M. Carpentier.

Comportements violents?

«Dans la fourchette des trois à quatre mois suivant une séparation, c’est la plus haute période de risque, mais ce n’est pas le seul facteur. Normalement, les gens qui vont commettre ces actes ont des comportements violents au préalable, ils ont été menaçants verbalement ou physiquement ou violents au plan conjugal», poursuit le psychologue.

Denis Carpentier était semble-t-il jaloux et possessif. «On est dans un club échangiste donc dans ce couple-là, il y avait une non-exclusivité sexuelle. On pourrait penser que ça vient atténuer le sentiment de jalousie, mais non. La séparation a été très mal digérée, c’est le classique d’un ou de meurtres suivis d’un suicide», fait savoir Gilles Vachon.

Le psychologue avance que l’amitié entre MM. Carpentier et Tremblay a pu agir comme un «facteur accélérant et augmenter le sentiment de trahison» chez le présumé meurtrier.

«Avait-il des antécédents de violence conjugale? questionne Gilles Vachon. On n’en sait rien.»

 

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