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Épreuve de fin d'année

Un examen de mathématiques du ministère trop difficile?

TVA Nouvelles

Des élèves de quatrième secondaire ont été pris de court, hier, devant la complexité de leur examen de mathématiques du ministère. Certaines questions étaient, selon eux, trop difficiles.

«Il y a même la dernière question, j'avais jamais vu ça, raconte Célia Gravel, une élève de 4e secondaire. J'avais jamais pratiqué ça non plus.»

Célia a travaillé très fort en vue de cette épreuve. Lundi, elle a été surprise par le niveau de difficulté de l'épreuve. Elle dit qu'une partie de la matière n'a même jamais été abordée par son professeur.

«En voyant les questions, j'ai vraiment capoté, ajoute-t-elle. J'étais vraiment stressée.»

Des centaines de jeunes et leurs parents ont écrit sur la page Facebook de TVA Nouvelles pour dénoncer la complexité de certaines questions.

«Pendant 30 minutes, je pleurais, soutient Yasmine Bamba. J'étais comme: "Oh, mon Dieu! " Puis après, bien, j'ai laissé faire. "OK, c'est bon!" Deux minutes après l'examen, j'étais comme: "C'est bon, je vais couler!"»

Un professeur nous a même contactés de façon anonyme pour remettre en question la façon dont cet examen est pensé.

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) croit qu'une réforme des épreuves du ministère s'impose.

«Mettons, en géométrie, que j'ai vraiment une classe très faible en géométrie. Bien, je vais mettre beaucoup, beaucoup d'emphase sur la géométrie, explique Nathalie Morel, vice-présidente à la vie professionnelle de la FAE. Mais c'est sûr que l'examen, quand il est fait au ministère, puis qu'il est fait théoriquement avec le contenu de tout le programme, il aurait peut-être besoin d'être validé un peu plus par des gens du terrain pour aller voir: est-ce que la majorité, c'est ce qu'on a vu?»

Le ministre de l'Éducation estime qu'il est trop tôt pour dire si des mesures seront prises.

«Je reçois des messages de gens qui me disent que c'était facile, puis d'autres qui me disent que c'était difficile, déclare Sébastien Proulx. Dans certaines régions, on me dit que c'est plus facile. Tout dépend de l'enseignement, de la préparation, du niveau de différents élèves."

Le stress est d'autant plus grand pour ces jeunes parce que l'examen compte pour 50% de leur note finale. Dans les prochaines semaines, le ministère analysera les résultats et n'exclut pas qu'une question jugée trop difficile soit annulée.

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