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Régime de retraite

Les pompiers de Montréal acceptent l’entente de principe

Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Les pompiers de Montréal ont voté à 94% en faveur de l’entente de principe sur leur régime de retraite intervenue au mois de mai avec la Ville.

«Le résultat du vote a été dévoilé au terme d'une tournée d'information préalable et de la tenue d'un vote qui s'est déroulé dans chacune des 67 casernes du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) afin d'expliciter les termes de cette entente, qui vient clore un chapitre plus que turbulent en matière de relations de travail, dans la foulée du projet de loi no. 3 aujourd'hui devenu la Loi 15 (Loi favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal)», a annoncé vendredi soir l’Association des pompiers de Montréal.

Outre la restructuration du régime de retraite des pompiers, conformément à la Loi 15 et de la convention collective en vigueur, l’entente prévoit «la fin de tous les moyens de pression des pompiers en lien avec la loi 15» et «le règlement de tous litiges en lien avec ces moyens de pression, incluant la manifestation du 18 août 2014 à l'hôtel de ville de Montréal», a expliqué le cabinet du maire et du comité exécutif, vendredi soir, dans un communiqué.

Le 18 août 2014, à l’hôtel de ville, des syndiqués mécontents avaient notamment fait du grabuge dans la salle du conseil municipal. Des sanctions et des accusations avaient suivi.

L’entente intervenue à la mi-mai avait mis fin à près de trois années de négociations ardues et de moyens de pression des syndiqués.

Le président du syndicat, Ronald Martin, s'est dit satisfait de l'entente dans l’ensemble, mais a affirmé que les pompiers auraient «de loin préféré en arriver à une entente négociée, en marge d'une négociation élargie à la convention collective, sans avoir à porter le poids de contraintes légales imposées et d'obligations législatives de la Loi 15».

L’Association des pompiers de Montréal a souligné vendredi soir que l’entente «n'affecte en rien la validité de la requête en contestation de la constitutionnalité de la Loi 15 déposée devant les tribunaux antérieurement».

L'entente de principe sera soumise au comité exécutif le 21 juin et devra ensuite être entérinée par le conseil municipal et le conseil d’agglomération, a indiqué le cabinet du maire et du comité exécutif.