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Inondations printanières

Un sinistré réussit à sauver sa maison

Frédérique Giguère | Agence QMI

 - Agence QMI

Archives/Journal de Montréal/Agence QMI

Après être passé à un cheveu de se retrouver avec deux hypothèques et de se claquer une dépression, un Montréalais est parvenu à sauver sa maison des inondations et a enfin pu clore la vente.

«Je suis allé au cinéma avec ma femme et c’était la première fois depuis très longtemps qu’on se payait une sortie», a soufflé Yvan Cardinal, il y a quelques semaines. Pour l’homme de 46 ans, le mois de mai s’est avéré être un véritable cauchemar.

Le résident de la 5e Avenue, à Roxboro, était sur le point de vendre sa propriété lorsque l’eau a envahi sa rue au début du mois dernier. Les acheteurs ont immédiatement reculé lorsqu’ils ont constaté qu’un pied d’eau recouvrait les fenêtres du sous-sol de leur future demeure. Toute la transaction a été mise sur la glace en attendant de voir les dommages engendrés par les inondations.

Le problème, c’est que M. Cardinal et sa femme avaient déjà conclu la vente d’une autre maison à Saint-Jérôme. Financièrement, c’était impossible pour le couple d’assumer les coûts des deux propriétés.

«On a travaillé comme des fous pour empêcher que le sous-sol soit inondé, sans quoi la vente était annulée, a expliqué M. Cardinal. Le stress qui venait avec ça, ce n’était pas vivable. On a perdu du poids et on n’a pratiquement pas dormi.»

Il avait une assurance

Une digue a finalement été installée dans la 5e Avenue et l’eau s’est résorbée en quelques heures seulement.

Peu de temps après, le Montréalais a fait venir un inspecteur et les dommages étaient moindres. Il a dû, notamment, changer le plancher du sous-sol. Puisqu’il possédait une assurance pour les inondations, il n’a pas dû débourser un montant exorbitant pour remettre la résidence en ordre.

Rencontré par Le Journal de Montréal pendant la crise, Yvan Cardinal avait mentionné qu’il aurait assurément besoin d’une aide psychologique lorsque son cauchemar serait terminé.

L’homme, qui dit avoir l’habitude de «tout garder en dedans», s’est effectivement tourné vers le programme d’aide aux employés de son travail pour consulter un professionnel.

«Ça m’a fait du bien, a-t-il dit. J’ai réalisé que j’étais quand même chanceux malgré tout. Il y en a pour qui c’est vraiment pire.»

Yvan Cardinal est maintenant installé dans sa nouvelle maison avec son épouse et compte bien se reposer.

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