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Sherbrooke

18 mois de prison pour avoir allumé sept incendies

Emmanuelle Corriveau | TVA Nouvelles

Un homme en détresse qui avait allumé sept incendies en une seule nuit à Sherbrooke a écopé d’une peine de 18 mois de prison lundi.

Guillaume Bélanger, 25 ans, avait allumé sept incendies au cours de la nuit du 16 au 17 septembre dernier.

L’homme avait d'abord allumé un feu sur la rue Denault, avant de récidiver sur les rues de Bretagne, Montréal, Terrill, Murray, du Conseil et de l’Ontario.

Cinq édifices, dont le lieu de culte Eckankar, ainsi que des bacs de recyclage, avaient été visés par les incendies, qui avaient causé des dégâts évalués entre 1000 $ et 4000 $.

C'est à la suite d'une séparation avec son ex-conjointe que Guillaume Bélanger aurait décidé de commettre ces crimes, selon son avocat Me Marc-André Champagne. «Il était en détresse psychologique à ce moment-là. Il cherchait à appeler à l'aide. Il était passé en psychiatrie quelque temps auparavant pour avoir de l'aide, mais il ne l'avait pas eu. Ce n'est pas un moyen de défense, monsieur avait l'intention d'allumer ces feux. Malheureusement, il était en détresse et il a causé des dommages à plusieurs immeubles», a expliqué l’avocat.

Un état de santé mentale précaire

L'homme de 25 ans avait avoué ses crimes non seulement à un ami, mais également au psychiatre du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke ainsi qu'aux policiers. «Il a collaboré avec l'enquête. Il s'est aussi déplacé sur les lieux avec les policiers pour leur montrer les endroits où il avait allumé les feux», a précisé Me Champagne.

Le juge Conrad Chapdeleine a tenu compte de l'état de santé précaire du jeune homme avant de lui imposer une peine de 18 mois de prison, ainsi qu'une probation de trois ans. «Pour ce type d'infraction là [...], on parle normalement de peines de pénitenciers, donc de deux ans et plus, mais dans notre cas à nous, nous avions le rapport d'un expert qui concluait que mon client n'était pas pyromane et ce facteur a contribué à la peine de 18 mois », a précisé Me Champagne.

Pour éviter tout risque de récidive, Guillaume Bélanger devra aussi se soumettre à des suivis réguliers et poursuivre ses rencontres médicales.