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Mettre de la pression sur Ottawa

Bois d’œuvre: Unifor revient à la charge

Agence QMI | TVA Nouvelles

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Marc Vallières/AGENCE QMI

Le syndicat Unifor est revenu à la charge pour mettre de la pression sur Ottawa afin d'obtenir une entente négociée dans le dossier du bois d'œuvre en tenant compte du régime forestier québécois.

Dans plusieurs régions du Canada, des membres d'Unifor ont pris la parole, lundi, pour réclamer un accord juste et équitable avec les États-Unis dans ce dossier.

Un événement a été tenu à Baie-Comeau en présence des travailleurs de la région, du maire de la ville et du député de René-Lévesque. Unifor demande au gouvernement fédéral de négocier un accord qui tienne compte de la réalité québécoise, plus précisément de son régime forestier.

Les représentants du syndicat souhaitent un règlement rapide de ce conflit. Ils ont expliqué lors du point de presse qu’après avoir imposé des droits compensateurs d’en moyenne 20 % le mois dernier sur les exportations canadiennes de bois d'oeuvre, les Américains imposeront une surtaxe de 15 % additionnelle à la fin de la semaine. Certaines scieries devront donc assumer 35 % de frais supplémentaires en traversant la frontière.

De plus, le gouvernement de Donald Trump songerait à imposer des quotas de 25 %, ce qui représente une baisse d’exportation pour les entreprises canadiennes. Ce surplus viendrait saturer le marché canadien aux profits des grands joueurs.

Selon Unifor, près d’une quinzaine de petites scieries du Québec pourraient fermer leurs portes avec cette mesure.

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