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Lavé d’accusations d’inconduite sexuelle

Couillard évoque la possible réintégration de Pierre Paradis au sein du caucus

Agence QMI

Philippe Couillard discutera avec son caucus de la possible réintégration de Pierre Paradis, après que le directeur des poursuites criminelles ait fermé la porte à des accusations.

«Tout ce que je dirai, et je vais m’en tenir à ces déclarations, c’est que j’ai pris acte de la décision du DPCP. Il est clair que les prochains gestes à poser viendront de conversation avec notre caucus. C’est le caucus qui est au cœur de ça», a lancé le premier ministre en marge d’une mission économique à Washington.

De son côté, la présumée victime a indiqué à TVA Nouvelle qu’il s’agissait d’un mauvais message pour les victimes et que ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’accusations que les gestes n’ont pas été posés. M. Paradis était soupçonné par exemple de s’être dénudé dans le bureau de son employée.

Réintégré ou pas ?

Le premier ministre souhaite-t-il réintégrer le vétéran politicien? «Je ne veux pas faire aucune annonce sans avoir parlé aux membres du caucus, et bien sûr, on va parler à M. Paradis. [...]On va parler avec notre caucus», a-t-il affirmé aux journalistes.

Il n’a pas voulu dire s’il avait toujours confiance en M. Paradis, qui a été exclu du caucus libéral en février à la suite d’allégations de gestes à caractères sexuels sur une employée de son cabinet.

«Après examen du rapport d’enquête produit par la Sûreté du Québec à la suite d’allégations de gestes à caractère sexuel visant le député de la circonscription de Brome-Missisquoi, le DPCP n’est pas raisonnablement convaincu de pouvoir établir la culpabilité de cette personne. En conséquence, aucune accusation criminelle ne sera déposée dans ce dossier», a indiqué le DPCP dans un communiqué de presse lundi matin.

Le cas Sklavounos

Dans le cas de M. Paradis, on invoque la difficulté de gagner un procès criminel à cause du «doute raisonnable». Cette explication est différente de celle donnée lorsque le député Gerry Sklavounos a été complètement blanchi par le DPCP en février.  Dans cet autre cas, où le politicien montréalais a été accusé de viol, le Directeur des poursuites criminelles et pénales avait plutôt conclu «qu'aucun acte criminel n'a été commis».

M. Sklavounos n’a toutefois jamais été réintégré au caucus libéral puisqu’il était la cible d’allégations de paroles inappropriées à l’endroit de femmes qui travaillaient à l’Assemblée nationale. Le premier ministre a jugé à ce moment que M. Sklavounos avait exprimé des regrets, mais pas d’excuses, ce qui n’était pas suffisant pour être réintégré.

Le bureau de Pierre Paradis a décliné toute demande d’entrevue. Celui-ci est toujours en congé médical à la suite d’une commotion cérébrale. Son frère, le député libéral fédéral Denis Paradis a affirmé que la famille Paradis était soulagée de la décision du DPCP.

-Avec la collaboration de Kathryne Lamontagne

 

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