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Parjure

Deux enquêteurs de la police de Montréal au banc des accusés

Michaël Nguyen | Agence QMI

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Deux enquêteurs de la police de Montréal accusés de parjure et d’entrave à la justice ont commencé à subir leur enquête préliminaire lundi.

De nombreux collègues de David Chartrand et Fayçal Djelidi se sont présentés à la cour pour assister aux premiers témoignages, au palais de justice de Montréal.

Chartrand et Djelidi, 37 et 40 ans, font face à une série d’accusations passibles d’un maximum de 14 années d’incarcération. Ils avaient été accusés l’été passé, à la suite d’une enquête des affaires internes de la police.

Djelidi est également accusé d’avoir obtenu des services sexuels en échange d’argent.

«Personne n’est au-dessus des lois, et les policiers ne font pas exception, avait à l’époque déclaré le chef de police Philippe Pichet en conférence de presse. Nous nous sentons tous concernés lorsqu’un des nôtres traverse la ligne.»

Assis dans la salle d’audience, les deux accusés ont écouté attentivement le témoignage du lieutenant-détective Normand Borduas, qui a participé à l’enquête. Toute la preuve présentée au juge Robert Marchi est toutefois frappée d’une ordonnance de non-publication.

À la fin des audiences, le magistrat devra déterminer si la preuve de la Couronne est suffisante pour citer les deux accusés à procès. L’enquête préliminaire doit durer toute la semaine.

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