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«Vive Montréal aux Francos»

FrancoFolies: la diversité à l'honneur

Vanessa Guimond | Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

«Vive Montréal aux Francos», célébration musicale présentée en conclusion de la 29e édition des Francos et du 375e anniversaire de Montréal, a rassemblé des artistes de haut calibre, dimanche soir, dans le Quartier des spectacles

Cowboys Fringants, IAM et Louve étaient notamment du lot. Voici cinq raisons pour lesquelles cette journée a été une réussite.

Le reggae de Tiken Jah Fakoly

Quoi de mieux qu’une bonne dose de reggae (engagé) pour célébrer sous le soleil? C’est exactement ce que Tiken Jah Fakoly a proposé aux nombreux spectateurs massés aux abords de la Place des Arts, dimanche. La foule n’a pu résister longtemps au charme de l’artiste ivoirien qui, aux côtés de sa bande (composée d’une dizaine de musiciens), a présenté quelques-uns de ses plus grands succès. C’était beau de voir les gens, le poing dans les airs, chanter les paroles du «Prix du paradis» ou de «Plus rien ne m’étonne».

Coups de cœur féminins

Nous avons eu un plaisir fou à renouer avec Jenny Salgado (du groupe Muzion) dans le cadre du «one night» proposé par Louve. La rappeuse s’est visiblement éclatée sur scène. «On pourrait peut-être la voir au concert d’IAM, on ne sait jamais!», a même lancé Ariane Moffatt. Autre coup de cœur de cette journée, la clôture de ce spectacle 100 % féminin, un hommage touchant à Ève Cournoyer (décédée en 2012) présenté par Les sœurs Boulay et l’ensemble du groupe.

La folie de Philippe Brach

La pluie, le soleil et le vent ont uni leurs forces pour accueillir Philippe Brach au moment même où il montait sur la scène Ford. Ce caprice météorologique, qui aura duré le temps d’une chanson, concordait bien avec la venue de cette «drôle de bibitte», qui a interprété ses pièces «Dans ma tête» et «Héroïne» tout en chevauchant un taureau mécanique. Aux côtés de ses musiciens déguisés (son saxophoniste avait plutôt opté pour le caleçon moulant, en cette chaude journée), l’artiste a amené une belle folie à ces célébrations.

Une meute talentueuse

Le concept même de Louve, qui a mis en vedette une quinzaine de musiciennes, toutes reconnues pour leur immense talent, était brillant. À la première vue du «house band» (composé d’Ariane Moffatt, Salomé Leclerc et Marie-Pierre Arthur, entre autres), nous aurions pu penser que la scène était déjà saturée de génie, mais cela aurait été une erreur, puisque les filles ont accueilli nombre d’invités durant leur prestation, dont Safia Nolin («Igloo») et Mara Tremblay («Tout nue avec toi»). Malgré quelques pépins techniques, on peut dire qu’elles ont «rocké».

Vent de nostalgie

IAM n’a pas perdu de temps avant de présenter un classique extrait de son mythique album «L’école du micro d’argent», paru il y a 20 ans. Après avoir souhaité un bon anniversaire à la ville, les géants du rap français ont interprété «Nés sous la même étoile», au plus grand bonheur de la foule, dans laquelle se trouvaient de nombreux fans enthousiastes. «Petit frère», «Je danse le Mia», «Samuraï» et «L’empire du côté obscur» étaient aussi de ce programme qui a soulevé la place des Festivals.

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