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Décès d'un homme de 93 ans

Un homme d’Alma accusé en lien avec incendie mortel

Serge Lemelin | Agence QMI 

Un jeune homme de 29 ans a été accusé, lundi, d’incendie criminel en lien avec le décès d’un homme de 93 ans survenu mardi dernier à Alma.

Matthieu Parente-Soares, domicilié rue Harvey, à Alma, a été accusé et arrêté vendredi dernier par la Sûreté du Québec (SQ). Il a comparu brièvement, lundi, au palais de justice d’Alma et il restera en détention jusqu’à la tenue de son enquête sur remise en liberté qui a été fixée à mercredi.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Marie Sirois, s’est opposée à sa remise en liberté. Elle a indiqué au tribunal que l’enquête est toujours en cours et que de nouvelles accusations pourraient être portées contre Parente-Soares concernant la mort du nonagénaire Guy Tremblay, dont le corps a été découvert dans la maison incendiée de la rue Sacré-Cœur.

Passible de la perpétuité

Le crime pour lequel Parente-Soares est accusé est passible d’une très lourde sentence s’il est reconnu coupable.

«Le chef d’incendie criminel est punissable d’une sentence à perpétuité et il y a eu la mort d’une personne. Je dois attendre le résultat complet de l’enquête avant de décider si nous ajouterons d’autres chefs», a déclaré Me Sirois après la comparution.

Une autopsie a été demandée pour connaître les causes du décès de la victime, a mentionné le porte-parole de la SQ, Jean Tremblay, ce que la procureure n’a pas voulu confirmer.

L’avocat de l’Aide juridique, Me Xavier Jean-Gagnon, représente les intérêts de Parente-Soares. Il a demandé la disponibilité d’un juge de la Cour du Québec pour entendre des témoins et des personnes qui pourraient se porter garant pour son client dans l’éventualité où l’enquête serait complétée d’ici là.

Famille de la victime

Par ailleurs, la procureure de la poursuite a obtenu une ordonnance du tribunal interdisant à l’accusé de communiquer à partir de la détention avec cinq personnes, dont plusieurs sont des membres de la famille de la victime.

Me Sirois s’est assurée que l’accusé connaissait bien les cinq personnes dont elle a fourni la liste au tribunal.

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