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Quand les éléments se déchaînent

La microrafale aussi dangereuse qu’une tornade

TVA Nouvelles

Pluie, grêle, forts vents, les éléments se sont déchaînés dans plusieurs régions du Québec, hier, notamment à Hébertville au Saguenay–Lac-Saint-Jean où une tornade pourrait même avoir frappé. Une météorologue explique la différence entre les phénomènes météorologiques.

«Au Saguenay, on a une belle signature sur le radar, on penche vers une tornade. On va analyser la force et on pourra confirmer à la fin de la journée, si c’est le cas», fait savoir Marie-Ève Giguère, météorologue à Environnement Canada.

«Avec tous les orages qui ont balayé le Québec, on a des signalements de dégâts. À Mont-Laurier, en Mauricie, ... On rassemble les photos, les vidéos et on fait enquête. On va peut-être déployer des gens sur le terrain. On analyse tout ça pour tirer nos conclusions», précise Mme Giguère.

Dommages

Quels sont les critères pour établir qu’une tornade a bel et bien frappé une région? «La tornade crée une certaine succion, on analyse comment les débris sont répartis après les événements, poursuit la météorologue. Que ce soit une microrafale ou une tornade qui frappe, les deux sont aussi dangereux.»

«Même s’il n’y a pas de tornade, les orages violents peuvent causer des microrafales et des rafales violentes. On parle de vents qui peuvent aller jusqu’à 130, 140 km/h donc aussi forts qu’une tornade de faible intensité 1 ou 2. Ça peut être aussi dommageable», ajoute la météorologue.

Marie-Ève Giguère y va de conseils pour se prémunir des dangers quand une tornade ou une microrafale fonce vers nous.

«Si on est dans une maison, on s’en va au sous-sol. On met des murs entre nous. On s’éloigne des fenêtres. Dans la nature, on va se cacher dans un fossé en bord de route, dans un trou. On se protège la tête des débris et on attend que ça passe», conclut-elle.

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