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150e du Canada

L'expédition Canada C3 fait escale à Rimouski

Agence QMI

Les scientifiques de l'expédition Canada C3, qui mènent un périple de 23 000 km en 150 jours à l'occasion du 150e anniversaire du Canada, ont fait escale à Rimouski, lundi.

L’ancien brise-glace des années 50 de la Garde côtière abrite un équipage pas comme les autres depuis quelques semaines, soit une soixantaine de citoyens, de chercheurs et de membres de l’équipage.

La chercheuse rimouskoise Lyne Morrisette qui est directrice scientifique pour la portion sur le Saint-Laurent est du nombre.

«Je me suis donnée en plus comme objectif personnel de vulgariser la science pour faire comprendre au grand public, à nos participants, mais aussi à la population de tous ces endroits là où l’on s’arrête, l’importance de ce que l’on fait, pourquoi on fait cela puis quels sont les grands enjeux dans nos océans canadiens», croit Mme Morrisette.

Deux laboratoires sont à la disposition des chercheurs à bord du navire.

Au total, 23 projets de recherche proposés par divers instituts y sont menés. Les sujets sont variés: cartographie de l’ADN de la biodiversité, environnement sonore océanique et une étude sur les microplastiques sur les rives canadiennes.

Pour cette recherche, Mme Morrisette a décidé de prendre davantage d’échantillons pour montrer aux gens la présence d’objets de toutes sortes dans les eaux du Saint-Laurent. En moyenne, près de deux litres de déchets ont été récoltés en un court laps de temps.

«Ce que l’on fait, c’est qu’en 90 secondes, on ramasse tous les débris de plastique que l’on peut trouver autour de nous sur les rives des plages visitées. Cela ne fait pas partie du protocole, mais c’est un outil puissant pour faire comprendre aux gens. Pour notre échantillon à la Grosse-Île, au large de Montmagny, on a tout de sorte de débris de plastique, des sacs ...», illustre Mme Morrisette.

Il y a un grand sentiment de fierté pour les scientifiques qui participant à l’expédition. Plusieurs rêvent de faire une collecte de données sur un vaste territoire.

«C’est un mélange incroyable de chercheurs scientifiques, de gens pris de différentes provinces du Canada qui représentent le pays, des Premières Nations, des musiciens, d’artistes canadiens. C’est un privilège pour moi d’être à bord», estime André Martel, biologiste au Musée canadien de la nature à bord du bateau pour une partie de l’expédition.

Le navire a quitté Rimouski lundi en fin de journée. Il fera escale mardi et mercredi à Baie-Comeau. L’expédition se terminera le 28 octobre prochain à Victoria, en Colombie-Britannique.