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«J’en sors plus optimiste»

Philippe Couillard rencontre le secrétaire américain au Commerce

Kathryne Lamontagne | Le Journal de Québec

Sans pouvoir annoncer d’avancées significatives sur les actuels enjeux commerciaux entre le Québec et les États-Unis, Philippe Couillard sort «encouragé» de sa toute première rencontre avec le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross, joueur clé de l’équipe économique de l’administration Trump.

Le premier ministre du Québec était de passage pour une journée à Washington lundi, où il a rencontré différents acteurs gouvernementaux américains. Au cœur de cette mission, un échange d’une vingtaine de minutes avec le millionnaire Wilbur Ross en marge du SelectUSA Summit, un sommet consacré à la promotion des investissements étrangers aux États-Unis.

Cet entretien était d’autant plus significatif que le Secrétaire Ross doit participer à la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui unit les États-Unis, le Canada et le Mexique depuis 1994. Ces pourparlers doivent s’entamer au plus tôt à la mi-août.

Préserver le commerce

Québec a profité de cette rencontre pour transmettre son point de vue et miser sur la préservation du commerce entre les deux partenaires. Le premier ministre l’avait déclaré d’entrée de jeu : il était peu probable de sortir de ce face-à-face avec des «annonces majeures». Il estime toutefois que son vis-à-vis, qui «était informé sur le Québec», a fait preuve de «beaucoup d’écoute».

Les échanges se sont voulus francs et cordiaux sur le bois d’œuvre, la plainte de Boeing contre Bombardier, l’aluminium, la question agricole et l’énergie, résume le premier ministre. «J’en sors plus optimiste que j’étais à mon arrivée ici, à Washington [dimanche] soir. J’ai senti un désir d’aller plus loin, d’avancer et d’avoir des ententes», a-t-il commenté en point de presse.

Bois d’œuvre

Il estime que le Secrétaire Ross a un désir d’arriver rapidement à une «entente» sur la question du bois d’œuvre. «J’ai senti qu’il y avait possiblement une fenêtre pour avancer plus rapidement sur le bois d’œuvre, avant d’attaquer le gros morceau qu’est l’ALENA», affirme M. Couillard.

Le premier ministre affirme avoir rétabli certains faits sur les dossiers en jeu, présentant de façon «très ferme la façon dont nous, au Québec, on fait les choses». «Non on ne subventionne pas notre industrie forestière, M. le Secrétaire, on a un dispositif de marché. Non M. le Secrétaire on ne subventionne pas Bombardier, on a investi dans Bombardier», illustre-t-il.

Sept rencontres

Philippe Couillard a effectué sept entretiens au cours de cette visite éclair d’une journée dans la capitale américaine. Il a pu s’asseoir avec le conseiller général du Bureau du représentant américain au commerce, les sénateurs du Maine et du Vermont, l’ambassadeur du Canada à Washington ainsi que le gouverneur du Kentucky.

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