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Cannabis

La date de la légalisation n’est pas négociable

Boris Proulx | Agence QMI

Le fédéral taxera lui-même le cannabis si les provinces insatisfaites de la date de la légalisation, comme le Québec, ne sont pas prêtes pour l’an prochain.

Ottawa élaborera un programme de commande de cannabis par la poste, accompagné d’une taxe fédérale pour permettre l’achat du produit à supposer que des provinces n’arrivent pas à planifier la légalisation à temps pour juillet 2018.

Ce «plan B» a été soulevé par le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, peu après sa rencontre avec ses homologues des provinces, hier à Ottawa.

«Si c’est nécessaire, il est possible pour le fédéral de faire la taxation avec un programme de commande par la poste. [...] Avec le temps, les provinces [trouveront] une solution qui [leur sera] spécifique», a-t-il précisé.

Insatisfaction

Les ministres des Finances des provinces étaient à Ottawa hier pour échanger avec leurs homologues au sujet du partage de la future taxe sur le cannabis, notamment.

«Nous allons devoir investir suffisamment dans des campagnes de prévention, dans des mesures de contrôle. C’est clair que ces mesures vont nous coûter de l’argent», a déclaré le ministre des Finances du Québec, Carlos Leitão, qui aimerait que le Québec ait une part de la taxe.

Certaines provinces, comme le Québec et le Manitoba, ont aussi exprimé leur insatisfaction de devoir composer avec un calendrier aussi serré. Le fédéral s’est montré catégorique: la marijuana deviendra légale dans un an et quelques jours, quoi qu’en disent les provinces.

«Il n’y a pas de possibilité de date [de légalisation] différente», a tranché Bill Morneau.

La rencontre des ministres n’a pas permis de préciser comment sera partagée la future taxe sur le cannabis. Ces détails seront établis «d’ici décembre», indique le bureau de M. Morneau.

«On s’est mis d’accord sur les grands principes [comme celui de se préoccuper] de la santé publique et d’adopter une taxation réaliste. Pour éliminer le marché illicite, il ne faut pas mettre des prix qui sont trop élevés», a indiqué hier Carlos Leitão, «rassuré» par les discussions.

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