/news/society

Tendance

Finies les limousines, on va au bal en Westfalia

Carl Vaillancourt | Agence QMI

Kara Wilson/Brantford Expositor/QMI Agency

Plusieurs élèves finissants au secondaire rêvent de faire leur entrée sur le tapis rouge dans une voiture sport, dans une voiture ancienne ou encore en limousine ; mais une nouvelle tendance se dessine depuis les dernières années : celle du Westfalia.

Finissantes de l’école secondaire Casavant à Saint-Hyacinthe, Marie-Christine Vallée et sa sœur Roxanne rêvaient depuis leur entrée en première secondaire d’arriver à leur bal de finissants dans un Westfalia.

«On voulait une entrée remarquée et on savait qu’on serait probablement les seules dans un Westfalia. C’est le côté unique qui nous intéressait», explique au «Journal de Montréal» la benjamine des sœurs, Roxanne Vallée.

Pas seules

Elles ne sont toutefois pas les seules à rêver d’arriver dans ce vieux modèle de Volkswagen. Ce serait le cas de nombreux adolescents selon Éric Raymond, propriétaire d’un Westfalia 71.

«C’est plus l’image que représente le véhicule. Plusieurs sont à l’âge de vouloir planifier un ‘’road trip’’. Pour eux, c’est l’image de la liberté et de pouvoir partir découvrir le monde», raconte M. Raymond.

Ensuite pour voyager

De son côté, Roxanne Vallée aimerait se procurer un modèle comme celui d’Éric Raymond plus tard pour voyager, c’est le côté marginal qui l’intéresse.

«J’ai plusieurs amies qui voulaient embarquer avec nous dans le Westfalia, parce que c’est vraiment plus original que les voitures de luxe comme mode de transport», fait-elle valoir.

La tâche de trouver un de ces bolides n’a toutefois pas été des plus simples pour la mère des deux adolescentes selon ce que raconte Johane Désorcy.

«J’ai fait de nombreux appels, puis sur les médias sociaux, après plusieurs recherches infructueuses, nous avons finalement trouvé celui qui a plu à mes filles», ajoute Mme Désorcy, qui avoue que la couleur n’est pas toujours attrayante.

Propriétaire d’un Westfalia 71 depuis 2012, Éric Raymond loue son bolide pour les bals de finissants dans la région de Granby depuis cinq ans. Il avoue que la demande est croissante, mais ce serait principalement la rareté de l’offre qui en serait la cause.

«On n’est pas beaucoup à offrir ce type de service pour les bals, je dirais même pas une dizaine au Québec si je compte les entreprises de location également, donc c’est certain que la nouvelle tendance, c’est d’être unique», rappelle le père d’une fille de 18 ans qui a eu son bal de finissants l’an dernier.

Cinq fois plus d’appels

De son côté, il avoue que le nombre d’appels est passé de cinq ou six en 2012 à plus de 25 cette année.

Le propriétaire d’un Westfalia 73 désirant conserver l’anonymat partage les dires de M. Raymond.

«Depuis trois ans, c’est vraiment impressionnant le volume d’appels que je reçois pour les bals dans la région», a expliqué l’homme qui offre ce service depuis plus de dix ans dans la région de Longueuil.

Dans la même catégorie