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Arts visuels

«Passages insolites»: des oeuvres fascinantes et intrigantes

Yves Leclerc | Agence QMI

Les passages insolites

Le Journal de Québec

Les «Passages insolites» sont de retour. Neuf œuvres réalisées par des artistes en arts visuels et des collectifs d’architecture animeront les secteurs de la gare du Palais, de place Royale et du port de Québec jusqu’au 15 octobre.

Pour Vincent Roy, directeur général et artistique d’EXMURO, à la tête de cette manifestation artistique financée par la Ville de Québec et le secteur privé, cette quatrième édition est celle qui est la plus photogénique. Il s’attend à ce que plusieurs des œuvres voyagent et fassent leur chemin sur Instagram et autres réseaux sociaux.

«Une des particularités de cette édition est que plusieurs de ces œuvres bénéficieront d’éclairages de nuit. Ce qui permettra de les apprécier d’une tout autre façon», a-t-il indiqué, mercredi, lors d’une visite de presse.

Avion en papier

Des conteneurs transformés en voûte céleste, une tente-roulotte arrimée à un ballon dirigeable, un cube où l’on retrouve, à l’intérieur, un monde mystérieux qui se déploie; les œuvres sont diverses, intrigantes et parfois fascinantes, comme celle intitulée «Quand les avions en papier ne partent plus au vent».

Cette œuvre des artistes d’Atelier Map, à Montréal, met en scène un avion en papier qui s’est écrasé en bas d’une falaise à l’angle des rues Sault-au-Matelot et de la Barricade.

«C’est une rêverie d’enfant portée à la grandeur adulte. On aime fusionner l’imaginaire et la rêverie et amener ça dans le réel», a expliqué Gabriel Lacombe.

À l’angle des rues Saint-Pierre et Saint-Antoine, derrière le Musée de la civilisation, Robert Hengeveld, de Toronto, a installé un arbre, un vrai, qui pivote sur lui-même et qui semble sortir d’un trottoir.

«TTTourner», qui a besoin de 22 litres d’eau aux deux jours, joue sur le concept de la nature qui poursuit son évolution dans un monde qui ne lui est pas naturel.

Un cube spatial

Énorme succès l’an dernier, l’œuvre «Passage migratoire», de Giorga Volpe, a une nouvelle vie, cet été, dans un bassin situé entre les quais Noah et Buteau. Les canots tressés à partir de pancartes électorales, qui étaient suspendus à la verticale dans le secteur de place Royale, sont, aujourd’hui, à l’horizontale au-dessus d’un plan d’eau, qui monte et descend au gré des marées.

Avec «Cube spatial», à l’intersection des rues de la Barricade et Dalhousie, Marie-Ève Martel, de Blainville, propose une structure cubique translucide où l’on peut observer, à partir de quatre ouvertures, un univers fantastique et poétique.

«C’est une sorte d’objet étrange qui s’est posé dans un parc à Québec. Une œuvre où l’on fait le tour, que l’on observe avec curiosité, et où on fabrique sa propre histoire à partir de ce que l’on découvre», a-t-elle mentionné.

L’application Swipecity permet de découvrir, de façon bonifiée, les neuf œuvres de la quatrième édition des «Passages insolites».

Inaugurée jeudi soir, l’exposition se poursuit jusqu’au 15 octobre. On peut obtenir plus d’informations à passagesinsolites.com.