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Nomination de Julie Payette

Combien coûte la gouverneure générale?

TVA Nouvelles

Le premier ministre Justin Trudeau a confirmé cet après-midi la nomination de Julie Payette au poste de gouverneure générale (GG) du Canada.

La nomination, par ailleurs bien accueillie, de la prochaine GG est l’occasion de vérifier ce que coûte le maintien de ce lien avec la monarchie britannique. D'autant plus que chaque province compte également son lieutenant-gouverneur.

La charge de gouverneur général est la plus ancienne fonction du pays qui a traversé les régimes français et anglais sans interruption. De Samuel de Champlain à maintenant.

Celle qui représentera Elizabeth II recevra un salaire de 290 000 dollars par année. Un revenu jadis non imposable, mais qui l’est devenu en 2012.

Budget annuel de plus de 35 M$

Dans les derniers états financiers du Bureau du gouverneur général (2015-2016), on peut lire que le gouvernement fédéral consacre 22 millions de dollars à son fonctionnement.

Mais ce n'est pas tout: les ministères et agences fournissent aussi des services gratuits, pour l'équivalent de 13 millions de dollars. Au total, cela représente 35 millions de dollars. À cela, il faut ajouter les frais pour maintenir les lieutenants-gouverneurs, qui représentent la Reine dans les provinces.

Tant et si bien que la Ligue monarchiste du Canada estime qu'en 2015, le pays avait déboursé près de 55 millions pour maintenir la monarchie constitutionnelle, soit l'équivalent de 1,53$ par Canadien.

Est-ce trop cher payé?

Deux citoyens ont donné leur avis au journaliste de TVA Nouvelles concernant la pertinence de la fonction de gouverneur général:

«Je pense que c'est un héritage qu'on a, qui fait partie de notre culture. Si ça peut donner un sentiment d'appartenance à quelque chose, que ce soit à l'Angleterre ou le Canada, pour moi, c'est bien qu'on ait un lien historique.»

«C'est un peu un rôle bidon. Alors, il me semble qu'elle pourrait faire plus dans un autre rôle.»

Chef d’État

Le constitutionnaliste Benoît Pelletier rappelle toutefois qu'il arrive rarement, très rarement, c'est vrai, que le gouverneur général ait un rôle de chef d'État.

«Parce qu'un premier ministre qui n'a plus de légitimité politique, le gouverneur général n'est plus obligé de lui obéir. Et c'est là, vraiment, que ces fonctions-là deviennent plus que symboliques», explique M. Pelletier.

Bref, on vient de le voir, la monarchie, c'est l'équivalent d'une tasse de thé par Canadien. Parions que, dans cinq ans, on se demandera encore si cette dépense en vaut la peine.

-D’après un reportage de Richard Olivier

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