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Violence conjugale

Il aurait agressé sa femme pour provoquer une fausse-couche

Nicolas Saillant | Agence QMI

Archives TVA Nouvelles

Un homme qui avait fait des pieds et des mains pour rapatrier sa conjointe marocaine au pays subit maintenant son procès pour agressions sexuelles et violence conjugale sur cette dernière.

Mario Despont a rencontré son ex-conjointe en 2010 via les réseaux de rencontre. Dès son premier voyage au Maroc en 2011, le couple se marie, puis a un premier enfant qui meurt malheureusement à la naissance.

Problèmes de visa

Entre-temps, des complications de visa, notamment parce que le gouvernement canadien estime que le «mariage n’est pas authentique», causent des problèmes d’abord pour l’accusé au Maroc, puis pour la victime une fois au Québec.

Or, la victime qui est enceinte une deuxième fois aurait subi des sévices à répétition dès son arrivée ici, selon son témoignage. «Il a voulu écraser mon ventre avec son genou», a dit la victime, affirmant que l’accusé souhaitait un avortement.

Elle affirme également qu’entre novembre 2015 et juillet 2016, l’homme insistait toute la nuit pour faire l’amour, l’empêchant de dormir, «jusqu’à ce que j’abandonne.»

Ce n’est finalement que lorsqu’elle a accouché du deuxième enfant qu’elle a quitté l’homme de 49 ans pour vivre chez sa sœur à Montréal et porter plainte.

Nombreuses agressions

Plusieurs épisodes de violence ont eu lieu pendant leur relation, notamment lorsqu’elle a dit avoir été menacée par un couteau parce qu’il refusait qu’elle sorte à l’extérieur de leur appartement de Lévis.

À son arrivée, la victime dit aussi avoir été forcée de vivre dans un sous-sol mal chauffé à Saint-Michel-de-Bellechasse.

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