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Après l'annonce de la fermeture de 59 magasins

9,2 M$ pour des dirigeants de Sears Canada

Agence QMI

Des dirigeants de Sears Canada recevront 9,2 millions $ en primes en vertu d’un programme de rétention des employés clés, alors que la compagnie vient de mettre à pied des centaines d’employés dans le cadre d’un plan de restructuration.

Le mois dernier, Sears Canada a annoncé qu’en raison de problèmes financiers, elle se plaçait sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies afin de restructurer ses opérations, fermant 59 magasins et mettant à pied 2900 employés à travers le pays.

Voyez un reportage sur l'annonce de la fermeture de 59 magasins Sears dans  la vidéo ci-dessus.

Selon Global News, 43 hauts dirigeants et 116 directeurs de magasins se partageront les 9,2 millions $. La mesure, permise par la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies afin de retenir les dirigeants pendant une restructuration, a été approuvée par la Cour supérieure de l’Ontario cette semaine.

Interrogé par Global News, Anil Verma, de l’école de gestion Rotman de l’Université de Toronto, a expliqué que, même si cela peut paraître «paradoxal», il est courant d’accorder des primes à la direction lorsqu’un magasin fait faillite.

Un porte-parole de Sears Canada, Joel Shaffer, a affirmé de son côté que le but des primes et d’«aider à obtenir le meilleur résultat possible pour l’entreprise».

Cela n’a pas empêché les critiques.

Le NPD a demandé vendredi à Sears Canada d’interrompre le versement de primes à ses cadres supérieurs et de payer plutôt les indemnités dues aux travailleurs licenciés.

«C’est honteux et obscène, a déploré Scott Duvall, le porte-parole du NPD en matière de pensions. Comment Sears justifie-t-elle le paiement de primes de rendement aux cadres supérieurs d’une compagnie qui est en train de déclarer faillite? a demandé M. Duvall. Cet argent devrait aller aux milliers de travailleurs qui viennent juste de perdre leur emploi.»

Le NPD accuse «les gouvernements conservateurs et libéraux qui se sont succédé [d’avoir] failli à corriger la législation qui permet à des compagnies comme Sears, lorsqu’elles font face à la faillite, de donner des primes à leurs cadres supérieurs au lieu de payer les indemnités dues aux travailleurs».

Par ailleurs, jeudi, la Cour supérieure de l’Ontario qui supervise le processus de restructuration de Sears Canada a autorisé une demande de prolongation de la protection en vertu de la LACC jusqu’au mois d’octobre.

D’ici là, la compagnie pourra obtenir des propositions «visant l'acquisition de l'entreprise, des actifs et/ou des contrats de location du Groupe Sears Canada ou un investissement dans ceux-ci».

Aussi, cette semaine, Sears Canada a pris des hypothèques totalisant 1,4 milliard $ avec Wells Fargo de Boston et GACP Finance Co. de Los Angeles afin de lui permettre de maintenir ses activités pendant sa restructuration.

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