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Accident de planeur

Écrasement à Saint-Raymond: la victime était un pilote d’expérience

Élisa Cloutier | Agence QMI

Les membres du Club de vol à voile de Québec sont atterrés au lendemain de la mort de Mario Fiset, 54 ans de Québec, qui a perdu la vie dans l’écrasement de son planeur samedi après-midi à Saint-Raymond près de Québec.

Sous le choc, aucun des quelque 50 d’entre eux n’a survolé le ciel dimanche. «Nous avons fermé pour la journée. Nous pansons nos plaies et nous restons tous ensemble pour nous soutenir. On a énormément de peine», a mentionné le président Pierre Bouchard lorsque joint par le «Journal de Québec», la voix nouée par l’émotion. «Nous sommes de tout cœur avec la famille», a-t-il ajouté.

«Ce n’était pas un débutant»

Membre de «longue date» du club, basé sur la rue Grande-Ligne, Mario Fiset avait plusieurs heures de vol à son actif. «Ce n’était pas un débutant, il était avec nous depuis quelques années déjà et il avait ses licences», affirme M. Bouchard.

L’accident le plus grave

Au fil des 60 ans de son histoire, le Club de vol à voile de Québec n’a jamais eu à composer avec un accident aussi grave, selon M. Bouchard. «C’est certain qu’il y a déjà eu des petits accidents, mais somme toute, les accidents de planeurs sont assez rares. Depuis le début du club, c’est certainement l’accident le plus grave qui est arrivé», mentionne M. Bouchard, en précisant que ses homologues sont «traumatisés».

Enquête

Une enquête de la Sûreté du Québec est en cours pour tenter de faire la lumière sur les circonstances de la mort du pilote, qui était seul à bord de son appareil lorsqu’il s’est écrasé en plein cœur d’un quartier résidentiel en percutant des fils électriques. Un malaise ou un problème technique avec l’appareil pourrait expliquer l’accident.

L’appareil que pilotait Mario Fiset s’est écrasé sur l’avenue de la Colline à Saint-Raymond, dans Portneuf, vers 16h30, après avoir décollé à l’aérodrome de la même municipalité un peu plus tôt. Selon M. Bouchard, certains pilotes peuvent voler jusqu’à six heures, selon les conditions météorologiques.

Le Bureau de la Sécurité dans les Transports doit notamment se rendre au Club de vol à voile lundi.

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