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C'est fini!

Muse offre un concert explosif pour conclure le 50e Festival d’été

Cédric Bélanger | Agence QMI

Plus rock que jamais, Muse a offert une soirée de clôture follement électrique à des plaines d'Abraham bondées de festivaliers à qui il restait de toute évidence suffisamment d'énergie pour festoyer en grande avec le trio britannique au Festival d’été de Québec.

Et de l'énergie, les gars de Muse en avaient aussi à revendre, spécialement le chanteur Matt Bellamy, qui a pris un malin plaisir à torturer ses guitares tout au long du concert. À genoux face contre le sol ou quand il a frotté sa six cordes contre un amplificateur, Bellamy a sorti tous ses trucs de rock star, lunettes extravagantes incluses, pour en mettre plein la vue et les oreilles. C'était du bonbon de le voir aller.

Il a même fait capoter les fans au parterre quand il est allé longuement serrer des mains pendant que le band jouait «Starlight». Certains chanceux sont même repartis avec un autographe de Bellamy, obtenu «live».

À échelle humaine, façon Muse

Après avoir déployé des mises en scène toutes plus grandioses les unes que les autres lors de leurs quatre visites au Colisée et au Centre Vidéotron, depuis 2009, Bellamy, Chris Wolstenholme et Dominic Howard sont débarqués sur les Plaines avec un spectacle à échelle plus humaine.

On n'a rien perdu au change, car, pour Muse, une scénographie dépouillée comporte tout de même son lot d'éclairages sophistiqués, une utilisation inventive des écrans géants, l'envol de ballons géants et des jets de confettis.

Muse n'a pas été chiche de ses «hits» non plus. Chaque titre au programme a suscité une vive réaction, à commencer par «Psycho», qui a vu le groupe tester dès le départ le système de son des Plaines.

Verdict: ça sonnait comme une tonne de briques et ça s'est vérifié de plus belle avec «Resistance», «Plug in Baby» et tous les autres succès au programme.

Clins d'oeil aux stars du rock

Muse aurait pu garder le pied au plancher tout le long et personne ne s'en serait plaint. Sauf que le trio a su varier les ambiances, notamment avec le très bel intermède instrumental qu'a été «Isolated System».

De nombreux clins d'oeil aux grands noms du rock se sont aussi insérés en cours de route. Ici, un riff de «Back in Black» pour conclure «Hysteria», là un petit bout du «Voodoo Child» de Jimi Hendrix pour lancer la bombe «Supermassive Black Hole».

Le rappel a été tout aussi explosif. «Uprising» a d'abord fait office de mise en bouche rassembleuse avant que l'incontournable «Knights of Cydonia», et son introduction western à l'harmonica, ne vienne tirer un éclatant trait sur un 50e Festival d'été qui aura rempli ses promesses jusqu’au bout.

Mondo Cozmo

Après Damon Albarn la veille, c'était au tour de Josh Ostrander, l'artiste derrière le projet indie rock Mondo Cozmo, de montrer ses talents de showman en début de soirée.

Ostrander a fait tous les temps sur scène, se permettant même de bousculer amicalement le guitariste d'Illinois, son band de tournée. Ses chansons entrainantes et diablement efficaces, en plus d'une reprise fidèle à l'originale de «Bitter Sweet Symphony», ont plus que fait le travail et c'est sous les acclamations de la foule que Mondo Cozmo a quitté la scène.

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