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1 M$ souhaité

Plus d’investissements demandés pour les parcs de planche à roulettes

Frédéric T. Muckle | Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Des planchistes déplorent le mauvais état de plusieurs parcs de planche à roulettes de la métropole et souhaitent davantage d'investissements pour les retaper et les rendre plus sécuritaires.

Jean-Yves Ginchereau, de l’Association Skateboard Montréal (ASM), admet que Montréal est au «début d’une nouvelle ère» lorsqu’on regarde les projets prometteurs de certains arrondissements comme ceux de Verdun, Rosemont et du Plateau-Mont-Royal, mais déplore que la plupart des aires de planche à roulettes de Montréal soient désuètes.

«Ici [au parc Ahuntsic], c’est un skatepark pourri,» a donné en exemple le cofondateur de l’ASM.

On peut y voir, par exemple, un module rongé par la rouille avec une tête de clou sortant de la surface de l’installation.

L’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville n’a pas été en mesure de répondre à nos questions reliées à l’état du parc à planche à roulettes installé en 1991.

L’aire de planche à roulettes du parc Raymond-Préfontaine, de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, est un autre exemple d’un parc dont l'état laisse à désirer et qui est même dangereux selon M. Ginchereau.

Une de ses rampes est gravement déformée et beaucoup de sable s’accumule à certains endroits, ce qui peut entraîner des chutes et d’éventuelles blessures pour les planchistes.

«Ça peut être dangereux parce que ça devient vraiment plus glissant», a expliqué M. Ginchereau.

L’arrondissement a admis que «des ajustements [sont] nécessaires au niveau de la plaque d’acier»  du parc Raymond-Préfontaine et a précisé que des correctifs seront apportés prochainement lorsqu’interrogé par courriel sur l'état de l’aire, mais a souligné que son mobilier «ne pose pas de problème de sécurité pour les utilisateurs».

Un sport, pas un jeu

Avec la planche à roulettes maintenant acceptée comme discipline officielle pour les Jeux olympiques de Tokyo en 2020, M. Ginchereau aimerait voir Montréal se doter de parcs de planche à roulettes capables d’accueillir des athlètes de haut niveau.

«Là, on n’a personne qui a une place pour s’entraîner, ça va être qui notre équipe olympique de skate ?» s’est-il interrogé.

Selon le conseiller de l'arrondissement de Verdun pour Projet Montréal, Sterling Downey, la clé est de voir les parcs de planche à roulettes comme de l’infrastructure sportive.

«La Ville doit commencer à traiter les skateparks comme ils traitent un terrain de soccer, a expliqué M. Downey en donnant en exemple le terrain sportif du parc De La Vérendrye aménagé en 2015 au coût de 1,9 million $. Pourquoi on approche les skateparks autrement ?»

«Le but c’est d’avoir un minimum d’un million, a expliqué l’élu, tout en désignant le parc de planche à roulettes de Verdun de 700 000$ comme un pas vers la bonne direction. Si tu n’as pas un budget de 1 million, ne fais pas un skatepark, ne perds pas ton temps.»

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