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Médicaments génériques

Québec économisera 300 millions $ par année

TVA Nouvelles et Agence QMI

Une entente avec l’industrie pharmaceutique canadienne permettra au gouvernement du Québec d’économiser 1,5 milliard $ sur cinq ans sur les médicaments génériques.

«Cette entente aura des effets positifs notables», a commenté le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, en conférence de presse, dimanche matin à Montréal.

Il estime que la facture baissera ainsi d’environ 40 %.

«Il en découlera des économies importantes pour les contribuables, qui seront réinvesties dans le système de santé, afin d'améliorer l'accessibilité aux soins et aux services. C'est toute la population québécoise qui en bénéficiera», a-t-il ajouté.

Annuellement, plus de 300 millions $ devraient donc être économisés par le biais de cette entente. Les réinvestissements dans le système de santé québécois pourraient commencer dès l’automne 2017.

« Avec cette entente de principe, le gouvernement du Québec reconnait clairement la valeur de la contribution de l'industrie du médicament générique au système de santé et à l'économie du Québec ainsi que l'importance de s'assurer que des incitatifs existent pour encourager les fabricants de médicaments génériques à investir pour apporter de nouveaux produits génériques à moindre coût au Québec et au Canada», a commenté Jim Keon, président de l'Association canadienne du médicament générique (ACMG).

Les médicaments génériques - généralement moins chers que les médicaments d’origine - représentent pour le régime public d'assurance médicaments une dépense annuelle d’environ 800 millions $ au Québec, a précisé M. Barrette.

«Il s'agit du mécanisme idéal pour obtenir des économies durables tout en assurant une prévisibilité et une stabilité propices au développement du secteur du médicament générique au Québec», a réagi Stéphane Forget, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ).

La province avait adopté une loi lui permettant d’aller en appel d’offres pour les médicaments génériques, afin de faire baisser le prix. Toutefois, l’industrie pharmaceutique a toutefois à obtenir du ministre Barrette la mise au rancart du lancement des appels d’offres afin d’arriver à cette entente.

«L'ACMG considère que cet accord négocié est une bien meilleure solution pour les contribuables, pour les patients, pour les professionnels de la santé ainsi que pour l'industrie du médicament générique qu'un processus risqué d'appel d'offres», a mentionné Jim Keon.

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