/regional/troisrivieres/mauricie

Usine d'aluminium de Trois-Rivières

Aléris: l'ordonnance est contestée

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Il semble peu probable que l'actuel et aussi un ancien propriétaire de l'usine d'aluminium Aléris de Trois-Rivières  se plient à l'ordonnance de décontamination que leur a adressée le ministère de l'Environnement en juin.

Les deux intimés contestent la procédure devant le Tribunal administratif du Québec. L'Américain Tim Martinez allègue qu'il n'a que racheté de la faillite le site pour le démanteler et que, par conséquent, il n'est pas responsable de l'hypothèque environnementale.

«C'est un Américain qui n'a pas du tout les moyens et qui n'est pas du tout à l'origine de la contamination», fait valoir son avocate Me Odette Nadon. De son côté, Alcoa, qui avait été propriétaire par l'entremise de Reynolds  Aluminium jusqu'en 1997, assure que tout était en ordre au plan environnemental au moment de céder les rênes à un autre.

L'ordonnance du Ministère forçait les intimés à déposer au plus tard le 5 septembre prochain un plan de réhabilitation du site. Contestation ou pas, le député de Champlain est encore prêt à donner la chance aux parties visées.

«Ils ont jusqu'au cinq septembre. Je crois encore que c'est possible et le six on verra la suite», indique Pierre-Michel Auger. Le maire de Trois-Rivières est moins optimiste et commence à manquer de patience.

«On avait toujours l'impression que les recours judiciaires avaient été entrepris, mais ça n'était pas le cas et là on peut voir qu'il y a encore loin de la coupe aux lèvres», note Yves Lévesque.

Dans la même catégorie