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Québec

Carcasse dans sa salade: entente à l'amiable avec Normandin

TVA Nouvelles

Une femme de Terrebonne, qui poursuivait pour 192 400 $ la maison mère des restaurants Normandin après avoir retrouvé une carcasse animale dans sa salade, s'est finalement entendue au terme d'une entente dont les détails vont demeurer confidentiels.

Selon David Kynan de Legal Logik, le dossier a été réglé à la satisfaction des parties.

Rappel des faits

En avril 2016, Pierrette Caouette était attablée au restaurant Normandin de la rue Bouvier à Québec, lorsqu’elle s’est mise à vomir après avoir pris une bouchée de son plat.

«Quand j’ai mangé, c’est là que c’était vraiment dur. Il y avait comme de la roche, du mélange que j’ai recraché pis c’est quand j’ai levé avec ma fourchette à la droite de mon bol que c’est tombé sur la table», avait raconté la dame d’une cinquantaine d’années.

L’assistante-gérante aurait ramené l’assiette dans la cuisine. Selon ce qu’elle soutenait dans sa poursuite, Mme Caouette voulait revoir le contenu du plat, mais les employés du restaurant lui auraient refusé.

Elle avait ensuite appelé la police qui lui aurait dit de se présenter à l’hôpital. Un policier s’était rendu sur place pour voir l’état de la cuisine du restaurant.

Le MAPAQ confirme

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), qui avait analysé la carcasse, avait indiqué qu’il s’agissait d’une carcasse animale très détériorée.

Selon le rapport du MAPAQ, l’échantillon analysé était constitué une masse brun foncé mesurant 13 cm par 6 cm.

L’analyse microbiologique du reste de salade avait également démontré une contamination fécale.

Le MAPAQ avait confirmé que l’aliment dans lequel la carcasse a été retrouvée présentait un risque pour la santé humaine.

D’après la poursuite qu’elle a déposée, Mme Caouette aurait subi depuis cet incident de graves traumatismes émotionnels et psychologiques relativement à l’alimentation et c’est la raison pour laquelle elle avait décidé de demander la somme de 192 400 $ à la maison mère des restaurants Normandin.

La chaîne des restaurants avait affirmé qu’il s’agissait d’une situation hors de son contrôle, quelques heures après la diffusion du rapport du MAPAQ.

«Il est important de préciser que l'objet indésirable découvert il y a 16 mois n'émanait pas de nos cuisines. Il s'est malencontreusement retrouvé dans l'emballage de l'un de nos fournisseurs de laitues prêts-à-manger», avait souligné Restaurant Normandin.

«L'entreprise, a-t-on ajouté, a agi de façon responsable en privilégiant la voix du dialogue et du respect pour trouver un terrain d'entente satisfaisant avec la cliente (...). Pour des raisons qui lui appartiennent et que nous respectons, la dame a choisi de porter le dossier devant les tribunaux.»

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