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Edmonton

Le Conseil de la fédération s’ouvre malgré le boycottage autochtone

Patrick Bellerose | Agence QMI

Lyle Aspinall/Calgary Sun

Le Conseil de la fédération s’est ouvert lundi à Edmonton sur fond de controverse alors que trois importants organismes autochtones ont choisi de boycotter la traditionnelle rencontre avec les premiers ministres des provinces et territoires.

L’Assemblée des Premières Nations, le Ralliement national des Métis et le regroupement inuit Tapiriit Kanatami exigent d’obtenir un statut égal au sein du Conseil de la fédération.

«[L’Assemblée des Premières Nations] représente les gouvernements des Premières nations, les détenteurs de droits, et toutes discussions par des gouvernements provinciaux, territoriaux ou fédéral peuvent avoir un impact sur les Premières nations et leurs droits», a expliqué l’Assemblée des Premières nations (APN), dans un communiqué diffusé en anglais.

«Les Premières nations n’accepteront pas une approche d’exclusion et irrespectueuse», a ajouté l’APN.

La rencontre a tout de même eu lieu avec les deux groupes restants, soit l’Assemblée des peuples autochtones du Canada et l’Association des femmes autochtones du Canada.

Le premier ministre Philippe Couillard, lui, était absent en raison d’un conflit d’horaire.

Déception

La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, qui accueille le Conseil de la fédération cette année, a déploré l’absence des trois groupes réfractaires.

«C’est malheureux qu’ils n’aient pas été capables de venir aujourd’hui, a-t-elle déclaré avant la rencontre. Nous avons hâte d’avoir des conversations à propos des enjeux qu’ils ont soulevés aujourd’hui. Nous avons hâte d’avoir l’opportunité de les rencontrer à l’avenir.»

Moins diplomate, le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, s’est dit «très déçu» du boycottage des groupes autochtones.

«Ces rencontres ne sont pas parfaites, ils n’obtiennent pas les résultats que tout le monde veut immédiatement, a-t-il reconnu à son arrivée. Mais nous avons fait des progrès substantiels en partie grâce à ces rencontres avec tous les organismes autochtones nationaux.»

«Quand nous sommes ici, en tant que premiers ministres, nous représentons toutes les personnes dans nos provinces quand nous discutons de ces autres enjeux, a-t-il ajouté, incluant, bien entendu, les Premières nations ou, dans mon cas, les Premières nations et métis.»

Brad Wall estime qu’il est déjà difficile de s’entendre sur les grands enjeux canadiens. «Ces choses-là sont difficiles à négocier, juste avec les premiers ministres des provinces et territoires», dit-il, fermant la porte à l’inclusion de groupes autochtones autour de la table.