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Économie

Le marché immobilier canadien au ralenti

TVA Nouvelles

De nouvelles données tendent à démontrer que le secteur immobilier ralentit au pays, comme bien des spécialistes l'espéraient.

Depuis plusieurs mois, les autorités tant provinciales que fédérales ont tenté de régulariser les marchés immobiliers spéculatifs complètement fous de Vancouver et de Toronto. À l'échelle nationale, les ventes ont reculé de 11,4% par rapport à l'an dernier.

Un succès surtout attribuable à la taxe de 15% imposée aux investisseurs étrangers à Vancouver et, depuis quelques mois, dans ce qu'on appelle le Golden Horseshoe du Grand Toronto.

Mais si la moyenne nationale laisse voir un recul, ça ne veut pas dire que c'est le cas partout. Les marchés de Calgary, Edmonton, London, Ottawa et Halifax ont des ventes qui dépassent celles de l'an dernier.

Montréal échappe également à cette tendance avec une nouvelle hausse des ventes résidentielles. Dans le marché immobilier de la métropole, les ventes ont augmenté de 10% par rapport à l'an dernier. C'est la 25e augmentation sur 26 mois.

«Premièrement, les règles hypothécaires qui ont été resserrées nous ont affectés moins que prévu, explique le courtier immobilier Marc Lacasse. Finalement, notre économie va bien. Le taux de chômage est très bas. Et on l'explique aussi par l'immigration.»

Le marché de Montréal devient effectivement plus attirant pour les investisseurs étrangers, notamment pour les Chinois, qui peuvent maintenant compter sur un lien aérien direct de Montréal vers Pékin ou Shanghai.

«Il y a beaucoup d'acheteurs étrangers, notamment chinois, français et américains, soutient Georges Bardagi, courtier immobilier. Ce sont les trois étrangers ou nationalités qui achètent le plus à Montréal. On les voit en plus grand nombre maintenant, depuis 18 mois, de façon marquée. Et, dans certains marchés très bilingues de Montréal, on le voit encore plus.»

Les ventes à des étrangers représenteraient 1%. Rien pour créer une bulle immobilière, comme on l'a vu à Toronto. D'autant plus que l’augmentation des prix des propriétés d'ici deux ans tournera autour de 4 à 6%. Rien non plus pour alimenter l'appétit des spéculateurs.

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