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Tribunal de la jeunesse

Reconnu coupable de possession de pornographie juvénile à 16 ans

Nicolas Saillant

 - Agence QMI

Un adolescent de 16 ans reconnu coupable de possession de pornographie juvénile a pu bénéficier, au tribunal de la jeunesse, d’une sentence de six mois sous garde plutôt que la peine minimale d’un an pour le même genre de crime chez un adulte.

En janvier 2017, les policiers sont entrés dans la résidence de l’adolescent à Lévis, mandat en main, après avoir été informés par la compagnie internet Skype que du matériel de pornographie juvénile y était téléchargé. Encore couché dans son lit, «le jeune va lever immédiatement la main et donner une clé USB» contenant quelque 3000 fichiers illicites au policier.

Le jeune téléchargeait depuis près d’un an des fichiers, dont environ les deux tiers montraient des enfants prépubères subissant des relations sexuelles. C’est en échangeant des fichiers par Skype entre deux ordinateurs que l’entreprise de communication en ligne a levé «un drapeau rouge».

Agression sexuelle

Le jeune était alors en probation à la suite d’une agression sexuelle sur une mineure, probation qu’il ne respectait pas du tout. «C’est un tableau très sombre», a dit au jeune la juge Judith Landry, «il y a plusieurs faits extrêmement préoccupants», entre autres parce qu’il minimisait son crime.

Les choses ont toutefois changé depuis qu’il a reconnu sa responsabilité en mars dernier. Le jeune criminel a d’ailleurs augmenté ses suivis psychologiques «parce que ça lui fait du bien».

Rappelant que les crimes commis sont punissables d’une sentence minimale de un an et d’un maximum de 10 ans, la juge a insisté sur le fait qu’il s’agit d’une «infraction extrêmement grave».

Le jeune sera placé sous garde et sous surveillance pendant six mois. Il lui sera interdit d’utiliser internet sauf dans des conditions précises, et ce, sous surveillance.