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LCN ce soir

Trouver un emplacement pour un cimetière musulman, un exercice difficile à mener?

TVA Nouvelles

Dimanche soir, une partie des citoyens de Saint-Apollinaire a rejeté le projet d’un cimetière musulman dans une zone industrielle. Jérôme Landry et Caroline Proulx de LCN ce soir ont demandé à un courtier immobilier à quel point il était difficile de trouver un emplacement pour un cimetière musulman.

Trouver un emplacement

Claude Huart, un courtier immobilier, a été mandaté par une communauté pour trouver un terrain au sud de Montréal, près de sa mosquée à Saint-Hubert. Jusqu’en 2013, elle enterrait ses morts à Laval, mais le cimetière a atteint sa pleine capacité.

Et sa quête n’a pas été de tout repos. «Au début, j’ai fait mes recherches de façon un peu naïve, je veux dire, trouver un terrain pour un cimetière, ce n’est pas sorcier, plaisante le courtier. J’ai fait beaucoup de démarches auprès de plusieurs municipalités. J’ai même communiqué avec Hydro-Québec pour voir si on pouvait enterrer sous les emprises de pylônes électriques, auprès d’une usine qui appartenait à des Allemands en Europe... Ça a toujours été des refus. Des refus, ou des objections.»

«Si vous aviez été mandaté par la Société protectrice des animaux du Canada, pour dénicher un terrain pour pouvoir enterrer des animaux selon des rites bien précis, pour des gens qui sont amoureux de leur animal de compagnie, pensez-vous que vous auriez trouvé un terrain?», a demandé Caroline Proulx.

La réponse de Claude Huart est claire: «Je pense qu’on ne serait pas là aujourd’hui, en train d’en discuter aux nouvelles. Je pense que ça aurait passé comme du beurre dans la poêle d’avoir un cimetière pour les animaux.»

Comprendre la religion de l’autre

Pour Caroline Proulx, éviter la xénophobie et le racisme passe d'abord par une meilleure communication: «Il faut qu’on se parle entre nous, entre communautés.»

Un avis partagé par Alain Pronkin, du Centre d’information sur les nouvelles religions, qui explique qu’au-delà d’une possible xénophobie, il y a surtout un manque de connaissances dans la population: «C’est plus de l’inconnu. (...) Il faut voir ce que les gens comprennent ou savent au niveau de l’Islam. Même au niveau du catholicisme et de la chrétienté, les gens sont de plus en plus mélangés. (...) Pour vaincre ses peurs, il faut connaître.»

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