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Le nombre de permis de bar en forte baisse

Les discothèques sont-elles vouées à disparaître au Québec?

TVA Nouvelles

Vous l'avez sans doute remarqué, les options pour sortir danser se font de plus en plus rares. Et selon les données obtenues par TVA Nouvelles, au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et sur la Côte-Nord, le nombre de permis de bar incluant des activités de danse a fondu de plus du tiers en l'espace de 10 ans, passant de 221 à 140.

Parmi les discothèques disparues de la liste de la Régie des alcools au cours de la dernière décennie, notons Chez Pull à Rimouski, Le Disco Bar El Ranc à Matane, Le Bar le 101 à Squatec, le Bar Onyx et la Boîte de Nuit Thompson à Sept-Îles.

Et à Rivière-du-Loup comme à Baie-Comeau, on a amené le concept de la Petite Grenouille, un bar de chansonniers, qui vient remplacer d’anciennes discothèques.

D’ailleurs, le propriétaire de celle de Rivière-du-Loup, Doris Dickner, soutient que ce changement n’est pas un gage de succès non plus, puisque l’Est-du-Québec est exposé à un exode des jeunes. Il évoque le resserrement des règles concernant l’alcool au volant pour expliquer, en partie, pourquoi ce genre d’établissement perd en popularité.

Pour se réinventer, les propriétaires se tournent plutôt vers la nourriture et offrent la danse comme activité en périphérie. On se distingue, par exemple, par une offre de cocktails unique.

Les discothèques sont-elles vouées à disparaître?

«Ça va continuer d’exister, mais dans une moindre mesure. Probablement que les gens vont finir par quitter leurs téléphones, peut-être quitter les réseaux sociaux, et redécouvrir une façon de rencontrer? On n’a pas perdu ce goût pour la danse. On danse différemment. On ne rencontre peut-être plus en dansant, mais on continue de danser au Québec», a expliqué le vice-président juridique de l’Union des tenanciers de bars du Québec, Sébastien Sénéchal.

Mention spéciale à une discothèque encore ouverte: la Discothèque La lune bleue de Blanc-Sablon, sur la Côte-Nord.