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Intimidation à l'école

Les jeunes sont mal outillés pour faire face à la violence

Patricia Hélie | TVA Nouvelles

La violence et l'intimidation chez les jeunes refont souvent surface dans l'actualité. Un conseiller en prévention de la violence croit que les jeunes et les écoles sont mal outillés pour y faire face.

Jacques Brodeur a visionné la vidéo de l'agression sauvage survenue à l'école secondaire Val-Mauricie de Shawinigan, en Mauricie, en avril dernier. Cette altercation avait mené à l'arrestation de quatre adolescents. Mais selon M. Brodeur, ce type de bagarre survient chaque semaine dans les écoles du Québec. Et chaque fois, de nombreux témoins passent leur chemin.

«On ne veut pas avoir été lâche, mais on l’a été. Alors qu'est-ce qu'on fait? On passe à côté, on regarde le moins possible et on essaie d'oublier ce qu'on a vu.»

Pour lui, c'est l'entraînement qui fait défaut. Un entraînement qui pourrait ressembler aux exercices d'incendie qu'on tient chaque année.

«Ces élèves, qui sont passés à côté, ils n'ont pas eu l’entraînement pour savoir quoi faire dans un cas semblable. S'ils avaient eu l'entraînement, ils auraient su tout de suite comment procéder pour faire cesser les coups et comment on vient au secours de la victime.»

Les incidents violents, que ce soit physique ou verbal, seraient en hausse dans nos écoles. Et au banc des accusés, on retrouve notamment le manque d'autorité constructive de la part des parents ainsi que les jeux vidéo violents qui les désensibilisent. Une personne désensibilisée, dit-on, n'a plus la capacité de porter secours à autrui.

Le fait que quatre adolescents se soient retrouvés devant les tribunaux va-t-il en dissuader d'autres de s'en prendre à leurs camarades de classe? Jacques Brodeur croit que les obliger à réparer leur erreur serait beaucoup plus efficace.