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Femme enceinte poignardée par son conjoint

Une grossesse qui déclenche la violence conjugale

TVA Nouvelles

Le cas de cette femme enceinte qui s’est fait poignarder par son conjoint, la nuit dernière, à Montréal-Nord, rappelle tristement le fait qu’une grossesse peut être une bougie d’allumage à la violence conjugale.

«Quand les femmes sont enceintes, c’est un élément déclencheur de la violence physique grave», a indiqué Manon Monastesse, de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, en entrevue à LCN.

La grossesse serait, d’une certaine façon, menaçante pour les conjoints violents. «C’est une situation où la femme va être plus vulnérable, où l’homme, [...] excessivement contrôlant, se sent mis en deuxième place, où il n’a plus toute l’attention de sa conjointe», a poursuivi Mme Monastesse.

Selon elle, la victime vivait «vraiment dans un contexte de violence conjugale».

«Il va falloir faire une analyse de toutes les interventions qui ont été faites, a-t-elle poursuivi, insistant sur la nécessité d’analyser quels ont été les manques lors des interventions auprès de la femme. Souvent, on se mélange entre des chicanes de couple et un contexte de violence conjugale, qui est très grave.»

«De ce que je comprends, madame voulait rester à la maison, mais il faut quand même assurer sa sécurité, il faut quand même évaluer le risque de dangerosité pour elle, le risque d’homicide», a ajouté Mme Monastesse.

Il faut aussi garder le conjoint dans la mire des. «Il faut s’assurer que monsieur soit suivi, qu’il ait une ordonnance de cour pour ne pas s’approcher, et que madame ait tout de même accès à des services.»

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