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Vitesse de 110 km/h

Un sport extrême méconnu: de la motoneige sur l'eau...

Shanny Hallé | TVA Nouvelles

Faire de la motoneige sur un plan d'eau, oui, c'est bel et bien possible... Ce sport extrême est de plus en plus populaire au Québec, mais il reste encore méconnu du grand public.

Yvan Witty course depuis huit ans. Sa femme et lui sont des passionnés de motoneige sur l'eau. Ils carburent tous deux à l'adrénaline.

«La motoneige, c'est fait pour la neige. Donc quand tu embarques sur l'eau, tu te dis, ça ne se peut pas! L'adrénaline est vraiment à fond», a raconté M. Witty.

«On ne croit pas que ça puisse flotter sur un lac, on ne croit pas qu'on puisse aller à une vitesse extrême. C'est vraiment tout à l'intérieur que ça se passe, c'est la liberté», a relaté Sophie Deslandes, une coureuse.

Pour flotter sur la surface du lac, les coureurs doivent atteindre une vitesse de 110 km/h.

Alors que les motomarines sont propulsées par des turbines, les motoneiges le sont grâce à leur chenille.

«Ce n'est pas n'importe qui qui embarque avec sa motoneige sur l'eau. On a des règles et il faut les suivre. Par exemple, il ne faut pas que le réservoir d'essence colle dans les lacs», a expliqué André Fortier, le directeur du Circuit de motoneige sur l'eau du Québec.

Encore méconnu du public, ce sport extrême célèbre pourtant son 30e anniversaire cet été.

Sophie Deslandes est encore la seule femme au Québec à pratiquer la motoneige sur l'eau.

«Il va y en avoir d'autres cette année, je crois... Il faut que les femmes l'essaient. Il faut que les chums, les maris leur prêtent leur motoneige. Après, elles vont toutes vouloir en faire, c'est sûr», a-t-elle dit.

Près de 2000 visiteurs sont attendus ce samedi à Victoriaville, dans le Centre-du-Québec, pour une étape du championnat nord-américain.