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Selon Rex Tillerson

La Chine et la Russie «responsables» de la menace nord-coréenne

Agence France-Presse

La Chine et la Russie portent une «responsabilité unique et spéciale» dans l'aggravation de la menace que représente la Corée du Nord, a accusé le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, après le dernier tir de missile intercontinental par Pyongyang.

Après la réussite de ce second tir de missile balistique intercontinental continental en un mois, le leader nord-coréen Kim Jong-Un a proclamé que «n'importe où, n'importe quand (...) tout le territoire américain est à notre portée de tir».

«En tant que soutiens économiques du programme nucléaire balistique de la Corée du Nord, la Chine et la Russie portent une unique et spéciale responsabilité dans l'augmentation de la menace pour la stabilité régionale et globale», a déclaré Rex Tillerson dans un communiqué.

Ce tir de missile est «une flagrante violation des multiples résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies qui reflètent le voeu de la communauté internationale», a-t-il ajouté.

La Chine est le dernier allié majeur de Pyongyang tandis que la Russie de Vladimir Poutine a demandé à la communauté internationale de «ne pas perdre son sang-froid» face à la puissance nucléaire du régime nord-coréen.

Pékin, de son côté, a réitéré samedi son appel habituel à la «retenue» des «parties concernées».

Le président américain a prévenu vendredi que les essais nord-coréens constituaient une action «imprudente et dangereuse», rejetant «les affirmations du régime selon lesquelles ces essais --et ces armes-- assurent la sécurité de la Corée du Nord».

«En menaçant le monde, ces armes et ces essais isolent davantage la Corée du Nord, affaiblissent son économie et appauvrissent sa population», a poursuivi M. Trump.

Ce tir de missile intercontinental, capable de frapper les côtes américaines, est survenu quelques heures après les nouvelles sanctions prises par le Sénat américain contre la Corée du Nord.

L'ambition nord-coréenne de se munir de la puissance nucléaire pose un épineux problème à Donald Trump qui est en désaccord avec Beijing sur la manière de gérer le régime de Pyongyang.

Au total, six trains de sanctions des Nations Unies ont été adoptés depuis le premier test nucléaire nord-coréen en 2006, mais deux résolutions adoptées l'an dernier ont significativement renforcé les sanctions contre le régime nord-coréen.

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