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Soutien à la communauté LGBTQ

Fier d’être en uniforme au défilé de la Fierté

Christopher Nardi | Agence QMI 

Ben Pelosse / Journal de Montréal

Un soldat canadien qui a vécu son lot d’homophobie pendant ses 20 ans dans les Forces armées canadiennes se dit extrêmement fier de pouvoir participer pour la première fois au défilé de la Fierté montréalaise en uniforme.

«C’est incroyable que la chaîne de commandement reconnaisse d’une façon aussi formelle et visible les membres LGBTQ chez nous et nous permette de défiler fièrement en uniforme. Ça me donne certainement l’impression d’être valorisé», fait savoir le capitaine André Jean de la 2e Division [unité du Québec] en entrevue.

Bénévoles recherchés

Hier, Le Journal révélait que les Forces armées canadiennes permettraient pour la première fois de leur histoire aux soldats de porter l’uniforme lors du défilé de la Fierté LGBTQ de Montréal.

Le capitaine Jean est l’un des membres fondateurs du comité Diversité+, fondé l’an dernier afin de donner une voix et du soutien à la communauté LGBTQ québécoise au sein des Forces. Ce comité a travaillé fort pour assurer une première participation des soldats du Québec à l’important défilé de la Fierté à Montréal.

L’objectif du capitaine est d’avoir une cinquantaine de bénévoles qui voudraient participer au défilé du 20 août prochain.

Un objectif fort atteignable, selon lui, alors que près d’une dizaine de personnes s’étaient déjà inscrites en 24 heures après l’annonce, lundi, qu’il y aurait un contingent militaire.

Beaucoup de changements

«Je crois qu’en tant qu’organisation, nous devons évoluer. On doit aller vers une culture de changement qui inclut davantage la communauté LGBTQ. Comme partout, c’est sûr qu’il y a une certaine résistance au changement. Mais notre participation est un grand pas vers l’avant», analyse celui qui est militaire depuis 1998.

Celui-ci ne cache pas qu’il a souvent été victime d’homophobie durant ses deux décennies dans l’armée. C’est d’ailleurs un tel incident qui l’a poussé à vouloir créer le comité D+.

«Depuis 1998, j’ai vu énormément de changements positifs. Je ne cacherai certainement pas que j’ai déjà été victime de propos et de harcèlement homophobes. Mais c’est en parlant qu’on réussit à se faire comprendre par les autres et à dénoncer à la chaîne de commandement», illustre le capitaine Jean.

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