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Santé mentale

Un meilleur suivi pour éviter le cercle vicieux des rechutes

TVA Nouvelles

Des équipes d’intervenants remplissent chaque jour une mission bien délicate: s'occuper au quotidien de personnes atteintes de troubles sérieux en santé mentale.

La journaliste de TVA Nouvelles Elizabeth Laplante a suivi une équipe d'intervention sur le terrain de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

Schizophrénie, bipolarité, psychoses: des patients doivent s’assurer de prendre leur médication au quotidien pour s’assurer de rester dans la bonne voie.

La mission des intervenants qui font du suivi intensif en milieu est de faire en sorte qu'ils réintègrent dans leur milieu ou le marché du travail.

En s’assurant qu’ils prennent leur médication, on diminue ainsi les hospitalisations. On calcule qu’il coûte environ 1200$ par jour pour l’hospitalisation de quelqu’un avec des problèmes en santé mentale. Avec le programme de suivi en milieu, les hospitalisations ont diminué de 45%, les consultations à l’urgence de 40%.

«Ils ont peur qu’on arrête de prendre notre médication, explique Bruno, qui est suivi par les intervenants. Ils essaient de réanimer notre vie en faisant plus de travail bénévole, que je suis supposé entreprendre tôt ou tard.»

Le travail de ces équipes permet d’éviter de nombreuses rechutes.

«Le cercle vicieux, souvent, c’est qu’ils vont mieux, arrêtent leur médication, décrit Martin Hudon, chef d’équipe. Les signes reviennent, exacerbés. Quand les signes et symptômes s’installent, on n’est pas toujours en mesure de savoir que la maladie s’est réinstallée.»

S’ils n’ont pas accès à un tel suivi, ils risquent des démêlés avec la justice, tomber en situation en itinérance ou développer des dépendances.

-D'après les informations d'Elizabeth Laplante

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