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Des orages violents font des dégats

Vincent Larin | Journal de Montréal

Des averses et des vents très puissants qui n’ont duré que quelques minutes ont suffi à faire des dégâts importants dans plusieurs régions du Québec vendredi.

«Il faisait beau et ça a commencé à noircir puis, en quelques minutes, il tombait des cordes», raconte Mario Fortin, un résident de Saint-Isidore en Montérégie.

Tout autour de sa maison, de très fortes rafales avaient déraciné plusieurs arbres en fin d’après-midi vendredi, en plus d’arracher le mât qui relie sa maison au réseau électrique.

«D’habitude, on est épargné, mais là on y a vraiment goûté», dit l’homme en ajoutant que la violente météo n’avait toutefois pas fait de blessé proche de chez lui.

La voiture de sa mère avait toutefois subi des dommages puisqu’un arbre était tombé sur son pare-brise.

Gros grêlons

Près de 10 000 personnes ont aussi été privées d’électricité au plus fort de la tempête, principalement en Montérégie et dans Lanaudière, selon les données d’Hydro-Québec.

Plusieurs secteurs aux alentours de Montréal ont reçu de la grêle, dont certains étaient de la taille d’une boule à mites, a indiqué le météorologue de MétéoMédia Frédérick Boulay.

«À Dorval, on a mesuré 27 mm de pluie tombés en une heure, c’est vraiment des précipitations très fortes», explique-t-il.

Environnement Canada a émis un avis d’orage violent pour plusieurs régions aux alentours de la métropole, qui a finalement été levée en fin de journée.

De nombreux vols ont été retardés ou même carrément annulés à l’aéroport Montréal-Trudeau en raison du risque de foudre dans le secteur.

Des tornades?

Sur les écrans radars des météorologues, de nombreux signaux laissaient croire que des vents très forts, possiblement des tornades, avaient affecté de nombreuses régions du Québec.

Pour confirmer qu’une tornade a bel et bien eu lieu, Environnement Canada doit envoyer des inspecteurs sur place pour constater les dégâts.

«Les données relevées par radar indiquent une belle signature sur la Rive-Sud, vraiment caractéristique d’une tornade», explique le météorologue et collaborateur du Journal, Gilles Brien.

«Le nuage d’orage va commencer à s’affaisser au sol avant de se transformer un entonnoir. Tout ce qui manque, c’est une inspection sur place pour confirmer qu’il s’agit bel et bien d’une tornade», décrit-il.