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Depuis son arrivée à la Maison-Blanche

Corée du Nord: les déclarations-clés de l'escalade verbale de Trump

Agence France-Presse 

Donald Trump serait «honoré» de rencontrer, sous conditions, le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un, un «fou avec des armes nucléaires» désormais menacé de subir le «feu et la colère» des États-Unis: l'escalade verbale du président américain depuis son arrivée à la Maison-Blanche.

Voyez dans la vidéo ci-dessus une entrevue avec Luc Laliberté, professeur sur l'histoire des États-Unis au Cégep Garneau.

Juste avant sa prise de fonctions à la tête des États-Unis, Donald Trump affirme le 2 janvier que la Corée du Nord ne sera jamais en mesure de développer une «arme nucléaire capable d'atteindre le territoire américain».

«La Corée du Nord est bien sûr un gros, gros problème. Nous nous en occuperons très fortement», lâche-t-il le 13 février, après un nouveau test de missile balistique par Pyongyang.

«Nous ne pouvons pas laisser un fou avec des armes nucléaires en liberté comme ça», lance le président américain le 29 avril au téléphone avec son homologue philippin Rodrigo Duterte, selon le Washington Post.

«Si les conditions étaient réunies pour que je le rencontre, je le ferais, absolument. Je serais honoré de le faire», affirme Donald Trump le 1er mai.

Cette hypothèse avait déjà été émise durant la campagne électorale. Elle n'a plus été réitérée depuis.

«J'ai une grande confiance dans le fait que la Chine va très bien s'occuper de la Corée du Nord», dit le président américain le 13 avril, après n'avoir cessé durant des mois d'accuser Pékin de ne pas faire suffisamment pression sur son allié nord-coréen. «La Chine fait beaucoup d'efforts!», tweete-t-il encore le 29 mai.

Changement de ton durant l'été: «Je suis très déçu par la Chine (...) Ils ne font RIEN pour nous avec la Corée du Nord, hormis parler», écrit-il sur Twitter le 29 juillet. «Nous ne permettrons plus que cela continue. La Chine pourrait facilement résoudre ce problème!»

Entre-temps, le ton global a changé. «La patience stratégique avec le régime nord-coréen a échoué. Honnêtement, la patience est terminée», dit le 30 juin Donald Trump.

Le 6 juillet à Varsovie, il «appelle toutes les nations à affronter cette menace globale et à montrer publiquement à la Corée du Nord qu'il y a des conséquences à son très, très mauvais comportement». Washington pense à des mesures «fort sévères», prévient le président américain.

«La Corée du Nord ferait mieux de ne plus proférer de menaces envers les États-Unis», lance mardi Donald Trump, après l'adoption de sanctions sévères par les Nations unies et alors que des informations font état de progrès militaires de Pyongyang, qui serait désormais doté d'armes nucléaires susceptibles d'être embarquées dans des missiles intercontinentaux.

Les menaces, si elles continuaient, «se heurteront au feu et à la colère, comme le monde ne l'a jamais vu jusqu'ici».

Mercredi, le président américain prévient que l'arsenal nucléaire américain est «plus fort et plus puissant que jamais auparavant».

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