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Agriculteurs recherchés

Des terres agricoles à l’abandon dans le Bas-Saint-Laurent

TVA Nouvelles

L'agriculture est essentielle à l'économie du Bas-Saint-Laurent. Pourtant, de nombreuses terres agricoles sont carrément laissées à l'abandon.

Au-delà des grosses fermes, des grosses productions comme il y en a beaucoup, il y a aussi un peu partout dans les villages de la région des petits lopins de terre inutilisés, où la forêt a repris ses droits.

Les MRC Rimouski-Neigette et de la Mitis ont décidé de dresser l'inventaire de ces terres en friches, de contacter leurs propriétaires pour savoir s’ils sont intéressés à les vendre ou à les louer.

En bout de ligne, on voudrait que ces terres redeviennent disponibles pour des jeunes ou des gens de la ville intéressés à lancer de petites productions et à s'installer en région.

«L’idée, c’est d’essayer de voir où sont les terres, qui sont les propriétaires», explique Jonathan Ferté, le conseiller agroalimentaire de la MRC de la Mitis.

«Est-ce qu’ils ont de l’intérêt pour des projets de mise en valeur ou à être mis en contact avec des aspirants agriculteurs ou des agriculteurs qui pourraient cultiver ces terres?» s’interroge-t-il, en mettant de l’avant l’idée que les terres agricoles sont le patrimoine des régions.

«L’agriculture restera toujours la base de l’économie régionale, ajoute Francis Saint-Pierre, le préfet, MRC Rimouski-Neigette. Il faut trouver des moyens pour amener des gens. Quand on amène des gens en agriculture, ils s’enracinent dans le territoire. C’est pas des gens qui vont venir s’installer, puis changer d’emploi et s’installer ailleurs».

Vivre de l'agriculture

TVA Nouvelles a rencontré Marise Bélanger, une agricultrice qui s'est installée avec sa famille en milieu agricole. C’était au départ pour cultiver pour répondre à leurs propres besoins. Mais rapidement l'idée de se lancer en affaire a germé.

Depuis 5 ans elle cultive un peu moins d'un hectare de terrain, ce qui est très peu, mais assez pour se lancer en affaires et en vivre.

Elle fait des conserves et des mets congelés qui sont distribués dans toute la région.

«Il y a beaucoup de terres qui ont été abandonnées parce qu’elles n’étaient pas propices à une agriculture avec des machines lourdes, ajoute Marise Bélanger. Mais pour des petites entreprises comme nous, avec un tracteur, il y a plein de travaux qu’on peut faire avec de la petite machinerie pour faire pousser le maraichage ou les arbres fruitiers.»

Les MRC de la Mitis et de Rimouski-Neigette travaillent en ce moment à créer des banques de terres, un inventaire des terres disponibles accessibles aux jeunes, mais aussi à toute personne qui voudrait s’établir sur celles-ci pour un projet de développement agricole. À long terme, l’objectif est d’insuffler un nouveau souffle de vie à des régi

ons qui en ont bien besoin.

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