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Ontario

Une septuagénaire décède après avoir fait clarifier la loi sur l’aide médicale à mourir

Agence QMI

ARCHIVES, TVA NOUVELLES

Une septuagénaire ontarienne qui a dû se battre avec les tribunaux à trois reprises depuis le début de l’année pour pouvoir obtenir une aide médicale à mourir s’est éteinte paisiblement entourée de ses proches, a annoncé Mourir dans la dignité Canada.

La femme de 77 ans, identifiée seulement avec les lettres AB en raison d’une interdiction de publication, souffrait depuis plus de 30 ans d’une forme particulièrement douloureuse d’ostéo-arthrite, a expliqué l’organisme.

Après avoir demandé et obtenu une aide médicale à mourir au début de l’année, AB a finalement vu sa demande être rejetée. Le médecin qui devait accéder à sa demande doutait que son cas soit éligible, puisque la loi canadienne prévoit que le décès naturel du demandeur doit être «raisonnablement prévisible».

La patiente a finalement obtenu gain de cause le 19 juin, devant la Cour supérieure de l’Ontario, où le juge Paul Perell a estimé qu’un malade n’a pas à être en phase terminale pour que sa mort soit «raisonnablement prévisible». Un patient n’a pas davantage à souffrir d’un mal incurable pour pouvoir se prévaloir de l’aide médicale à mourir, a-t-il jugé.

Le combat d’AB devant la justice pourrait éventuellement aider d’autres patients avec une problématique similaire à obtenir une aide médicale à mourir.

«J’ai atteint un stade dans ma vie où j’ai fait toutes les choses que je voulais faire. J’ai eu trois enfants [...], mais maintenant, je suis prête à rentrer à la maison», avait déclaré AB à Mourir dans la dignité Canada au printemps.