/news/culture

Centre Bell

L'étoile de OneRepublic ne pâlit pas

Caroline Vigeant | Agence QMI

TOMA ICZKOVITS / AGENCE QMI

La formation pop OneRepublic peut une fois de plus dormir l’esprit tranquille. Son étoile brille toujours sur son public montréalais, dont les clameurs n’avaient de cesse vendredi soir, au Centre Bell.

Pourtant, l'amphithéâtre ne grouillait pas de monde, laissant les gradins assez clairsemés. En revanche, les fidèles, qui eux avaient répondu à l’appel, avaient suffisamment de coffre en stock pour faire grimper les décibels et ainsi remplir l’espace.

À 21h15, Ryan Tedder est d’abord apparu dans le scintillement des stroboscopes, coiffé d’un chapeau, à exécuter au piano les premières notes de «Stop and Stare», avant d’empoigner sa guitare pour trôner au centre de la scène.

Voler la vedette

Sous une pyramide de néons mauves, sertie de lasers – un dispositif non des plus sophistiqués, mais tout de même efficace -, les gars ont enchaîné avec «Secrets», qui n’a eu aucun mal à trouver des voix preneuses dans la salle et qui a bien mis la table à «Kids», une pièce du récent album promené en tournée, «Oh My My».

Après un premier passage remarqué en 2015, le groupe américain, originaire de Colorado Springs, n’a pas caché sa joie de revenir dans la métropole. «Nous sommes obsédés par Montréal depuis notre première visite, vous êtes les plus cool», a dit Tedder, dans son opération de charme.

Voler la vedette

Le chanteur, qui a confié au printemps avoir connu des épisodes d’anxiété et d’épuisement en raison de 10 ans passés sur la route, n’en a ici laissé percevoir aucune trace. Au contraire. Il vole la vedette.

Il faut dire que le spectacle tourne en bonne partie autour de lui. Non seulement son charisme imparable prend toute la place, mais ses chansons coécrites pour les grandes stars Beyoncé («Halo») et Ed Sheeran («Happier»), occupe le cœur de la proposition.

Au fil des succès, le public se faisait de plus en plus bruyant. Après «Good Life», ça ne laissait plus aucun doute: le rappel, où l’on gardait en réserve «Counting Stars» et «Love Runs Out», allait à coup sûr faire vibrer l’amphithéâtre à l’unisson.

En mener large

Plus tôt, les chanteurs de l’ensemble Fitz and the Tantrums (Michael «Fitz» Fitzpatrick et Noelle Scaggs) en ont aussi mené large pendant l’heure qui leur a été allouée. En particulier Michael, au français irréprochable, mais qui aurait eu avantage à un peu moins forcer la note de l’animateur de foule. N’empêche que sa bande, issue de Los Angeles, a mis l’assistance dans sa poche. Celle-ci, comme téléguidée, dansait et tapait des mains sur commande, et ce, malgré les rangées de chaises pliantes au parterre, qui nous avaient laissés craindre le contraire.