/news/politics

Congrès des jeunes libéraux

Proulx laisse la porte ouverte à un ordre des enseignants

Marc-André Gagnon | Agence QMI

Sebastien Proulx ministre de l'education au congres-jeunes du PLQ

MARC-ANDRE GAGNON

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, laisse la porte ouverte à la création d’un ordre professionnel enseignant, proposition remise de l’avant puis finalement adoptée en congrès, samedi, par les jeunes libéraux.

Après une vingtaine de minutes de débat, les délégués de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec réunis en congrès à l’Université Bishop ont adopté sans modification - aucune - la résolution qui a fait tant réagir les syndicats.

L’une des rares militantes en défaveur de cette proposition a fait part, entre autres, de son inquiétude pour les cotisations qu’auront à payer les enseignants si jamais un ordre professionnel était institué.

«Un ordre professionnel n’est pas parfait», a reconnu le président de la Commission-Jeunesse, Jonathan Marleau. Mais une telle structure permettrait de «rééquilibrer les pouvoirs (avec les syndicats)», a-t-il fait valoir.

En entrevue avec notre Bureau parlementaire, en début de semaine, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) a notamment promis au gouvernement de lui faire vivre une fin de mandat «particulièrement pénible» s’il accepte de rouvrir ce débat.

Apaiser le ton

Interrogé samedi par les journalistes, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, en a profité pour servir un avertissement aux syndicats.

«Moi, je n’accepte pas les menaces, a dit M. Proulx. Vous savez, je ne joue pas avec les enfants. Je ne joue pas avec le système d’éducation. Je pense qu’on devrait apaiser le ton et réfléchir à comment on pourrait valoriser le rôle des enseignants.»

Sans exclure la possibilité que la création d’un ordre professionnel soit prochainement abordée, M. Proulx a répété que «tout est sur la table pour valoriser le rôle des enseignants».

«C’est dans le programme politique du Parti libéral du Québec déjà, ç'a été proposé en campagne électorale il y a de nombreuses années, ça fait partie du discours ambiant depuis longtemps, alors ça va faire partie de nos réflexions, de nos discussions», a dit le ministre de l’Éducation.

«Je n’ai pas l’intention d’agir à la pièce, a cependant prévenu le ministre. [...] Je vais faire mes propositions concrètes, il y en a aura plusieurs, et peut-être qu’une comme celle-là en fera partie.»

Une brèche dans la loi 101?

Les membres de la Commission-Jeunesse débattront par ailleurs, dimanche matin, d’une résolution des jeunes libéraux de Montréal proposant de permettre, par un projet pilote, à davantage d’enfants de fréquenter l’école anglaise.

Ils reprochent notamment à la Charte québécoise de la langue française de limiter l’accès aux écoles anglophones, même là où les écoles francophones sont en surcapacité.

«Je pense qu’il y a des mises en commun qui sont possibles entre les deux communautés», a indiqué brièvement le chef libéral Philippe Couillard, lorsque questionné à ce sujet.

«Il n’est pas question de revenir sur quoi que ce soit autour de la loi 101», a toutefois prévenu le premier ministre.

Dans la même catégorie