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20 ans de LCN

Attentats terroristes en Europe: Félix Séguin se souvient

TVA Nouvelles

Le 7 janvier 2015, des coups de feu retentissent à la rédaction du Charlie Hebdo, à Paris.

Les événements se succèdent ensuite à un rythme fou : la tuerie du Bataclan, l'attaque à l'aéroport de Bruxelles, le camion-bélier de Nice, l'explosion au concert d'Arianna Grande à Manchester.

Chaque fois, LCN s'est déployé sur les lieux, rapidement. Lors des événements du Bataclan, 30 minutes après l'annonce de l'événement, le billet d'avion de Félix Séguin était acheté et deux heures plus tard, il attendait de s'envoler à l'aéroport de Montréal.

Et dès que les roues touchent le tarmac, le travail commence.

«Entre le moment où on sort de l'avion et celui où notre premier direct a lieu, il peut s'écouler aussi peu que quinze minutes, souligne le journaliste. Lors des attentats de Paris, on était en direct à LCN par téléphone quand on a mis le pied hors de l'avion.»

Les journalistes de LCN déployés sur le terrain sont, dans ces situations, aussi caméramans et monteurs, ce qui permet une rapidité d'exécution et une flexibilité extraordinaire.

«La question sur une décision à prendre ou non, à LCN, je me la pose, j'y réponds, je valide avec mes patrons, j'agis, souligne le journaliste. Ça peut se faire en une minute.»

Les moments marquants

L'attentat qui a le plus marqué Félix Séguin est celui de Nice, où un homme a foncé à bord d'un camion conduit sur une foule rassemblée pour la fête nationale française, faisant 86 morts, en 2016.

Lors de son troisième jour de reportage, quelques minutes avant d'entrer en onde, il entend des sanglots dans un bosquet à quelques mètres de lui. Le journaliste arrête tout et va le voir. Il s'agit d'un père, prostré, au sol : sa fille de 16 ans a perdu la vie dans l'attentat.

«Il m'a dit ''Je ne viens pas ici pour parler aux médias, je veux juste aller le plus près de l'endroit où ma fille est partie, et je ne peux pas aller plus loin. Il a fallu que je m'arrête ici''», raconte Félix Séguin, toujours touché par ce qu'il a vécu.

Les services d'urgence sont venus chercher l'homme, paralysé par la tristesse.

«Entendre un lent sanglot qui provient d'un homme prostré, marqué, écrasé par la douleur, j'ai trouvé qu'il y avait dans ça quelque chose d'une grande, grande tristesse.»