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Étude canadienne

Les coups au corps sont aussi dangereux pour le cerveau

TVA Nouvelles

Une nouvelle étude démontre que les coups au corps, même dans des sports où il n'y a pas beaucoup de contacts, peuvent aussi être dangereux.

Les commotions cérébrales n'affectent pas seulement les joueurs professionnels, mais jusqu'à quel point peuvent-elles endommager le cerveau des athlètes amateurs?

Des chercheurs de l'hôpital St. Michael's à Toronto ont décidé de se pencher sur la question. Ils ont suivi 65 athlètes universitaires, dont un premier groupe de 23 qui pratique des sports de contacts, comme le football et le hockey.

 

Un deuxième groupe de 22 s'adonnait à des sports où il peut y avoir des coups à l'occasion, comme le basketball et le soccer.

Et finalement, 20 autres où il n'y a pas de contact, comme la natation. Dans ce dernier groupe, il n'y a pas de problème. Mais pour les autres, pas besoin d'avoir eu un coup à la tête pour avoir subi des dommages au cerveau. Même les impacts au corps peuvent en provoquer.

«Il y a des athlètes qui n'ont jamais subi de commotion cérébrale, mais qui ont eu ces impacts à répétition là, vont avoir des microdommages au cerveau qui affectent le fonctionnement du cerveau», explique Dave Ellemberg, docteur en neuropsychologie à l'Université de Montréal.

Ces dommages ne semblent pas affecter quotidiennement la vie des jeunes athlètes amateurs touchés, mais personne ne sait ce qui se produira à long terme, entre autres pour ceux qui jouent au soccer, comme l'a déjà démontré une autre étude américaine menée auprès d'adolescents.

«On remarque que ces jeunes-là, qui font plus de têtes ou qui subissent plus de chocs, vont avoir des déficits subtils au niveau cognitif, donc la mémoire est un petit peu moins efficace», ajoute le Dr Ellemberg.

Pour ce spécialiste des commotions cérébrales, on ne peut pas empêcher les gens de faire du sport, mais on devra faire davantage de prévention. Il espère que le gouvernement du Québec va saisir la balle au bond pour mener une campagne de prévention.

De nombreux chercheurs poursuivent leurs travaux partout dans le monde pour démontrer l'urgence d'agir.