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Stade olympique

Le SPVM ouvre une enquête sur une banderole anti-immigration

Matthieu Payen | Agence QMI

Des militants anti-immigration ont installé des banderoles à Montréal la nuit dernière, dont une sur le stade olympique où des centaines de demandeurs d’asile sont actuellement hébergés.

Sur ces banderoles, il est inscrit «Remigration», terme utilisé par les partisans d’un retour des migrants dans leur pays d’origine.

L’unité des crimes haineux du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert une enquête à la suite d’une plainte de la Régie des installations olympiques (RIO). Les policiers doivent maintenant déterminer s’il y a eu une intention criminelle derrière ce geste.

 

Selon le groupe identitaire Atalante Québec, plus d’une dizaine de ces banderoles ont été installées à Montréal. Certaines sont affichées en photo sur la page Facebook du groupe.

L’une des banderoles a été placée sur la façade d’un bâtiment au sud du Parc olympique, tout près de là où sont logés temporairement quelque 600 demandeurs d’asile.

«L’affiche a été rapidement arrachée par nos employés ce matin (lundi), nous avons pris des photos et nous avons averti la police», dit le porte-parole de la Régie des installations olympiques, Cédric Essiminy.

Sur sa page Facebook, Atalante Québec accompagne les photos d’un message attestant que « la nébuleuse frappe encore ».

«Grâce à cette campagne, nous avons réussi à exposer à quel point les grands médias, et même les médias régionaux, faisaient du travail bâclé et démagogique», poursuit le message.

La semaine dernière, une banderole avec le mot «Remigration» avait été installée au-dessus d’une autoroute à Québec. Les responsables pourraient faire face à des accusations criminelles.La police de Montréal n’était pas en mesure de commenter la situation lundi. Le CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, chargé de l’hébergement des migrants, n’a pas souhaité s’exprimer.

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