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Saint-Roch-de-l’Achigan

Il voit ses 800 truies et leurs bébés périr

Antoine Lacroix | Agence QMI 

Pascal Girard/AGENCE QMI

Un producteur porcin de Saint-Roch-de-l’Achigan est désemparé après un violent incendie qui a coûté la vie à 800 truies et des centaines de porcelets, samedi soir. Ses activités seront fortement affectées et les dommages sont évalués à près de 2 millions $.

Samedi, vers 20 h 15, un incendie s’est déclaré au centre de la bâtisse qui abritait plus d’un millier de bêtes, sur la route 341, dans Lanaudière. Le brasier serait probablement d’origine électrique. L’intensité était telle qu’on voyait les flammes à plusieurs kilomètres à la ronde.

«Ça a pris feu très rapidement et il n’y avait plus rien à faire. [...] C’était bien entretenu. Il y avait eu plusieurs inspections et c’était sécuritaire. Mais nous ne sommes pas à l’abri de la malchance», déplore M. Henri.

Il avoue avoir voulu entrer pour sauver le plus de bêtes possible, mais il était déjà trop tard.

«Le revêtement extérieur est en vinyle et la fumée est très toxique. Ç’aurait été trop dangereux. Au moins, les animaux n’ont pas souffert à cause des flammes, grâce à ça», souligne-t-il.

Une centaine de pompiers des municipalités environnantes ont été nécessaires pour combattre l’incendie. Ils ont utilisé une pelle mécanique pour abattre le bâtiment agricole et faciliter le travail des sapeurs.

Après plusieurs heures de combat, ils ont finalement réussi à maîtriser le brasier.

Carcasses

Au moment du passage du «Journal de Montréal», dimanche, Daniel Henri était en train de mandater un expert en sinistre pour qu’il puisse retirer les carcasses d’animaux des décombres.

«Il va falloir les ramasser le plus vite possible pour que ça ne devienne pas un charnier. Ça va être un travail pénible, se désole le fermier. On devrait passer la journée là-dessus.»

La production de porcs de M. Henri sera très affectée par l’incendie. Cependant, ses principales activités se rattachent à une meunerie où il transforme des céréales en moulée pour animaux, sur le même terrain que la maternité porcine.

«C’est mon deuxième secteur en importance, presque à égalité avec la meunerie. Juste dans cette maternité, c’est le tiers de ma production de porcs qui se fait là, soit 18 000 porcelets annuellement. Il va falloir faire de nombreuses démarches pour régler tout ça, sinon je vais en manquer», explique-t-il.

Le poulailler sauvé

L’homme, qui était assuré, espère pouvoir reconstruire le plus rapidement possible.

«L’incendie est trop récent pour pouvoir se donner un délai. Samedi, j’avais une maternité fonctionnelle et là, d’un coup, elle n’est plus là. Ça va être un long processus», dit-il.

Le seul baume sur le cœur de Daniel Henri est que son poulailler de 20 000 volailles, à quelques mètres de la maternité porcine, a pu être sauvé.

«Ils [les pompiers] ont concentré leur intervention de manière à éviter la propagation. C’est la seule bonne nouvelle dans tout ça», dit M. Henri.

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